#MA_PATRONNE - Part XIX
Épuisé, on était couché dans le vaste lit de sa chambre dans la tenue d'Adam et Ève. Elle posa sa tête sur ma poitrine et mes mains caressaient ses fesses.
_ Tu sais ce à quoi je suis en train de penser? Je ne le sais peut-être pas mais j'étais sûr que ça allait avoir rapport avoir le sexe car avec elle, on parlait peu de boulot. J'essaie de deviner si je suis le seul employé avec qui elle le faisait.
_ Je suis doué pour lire dans les idées mais cette fois, je suis tellement fatigué alors dis-moi. Je commençais par m'habituer à cette double vie. Avec Yvonne, j'avais la tête complètement vide et l'esprit vierge mais avec Christine, c'était autre chose, c'est de l'amour pure. Avec elle, je promettais de ne plus recommencer et aussitôt que je me trouve en face d'Yvonne le désir m'envahissait car elle était sexuellement attirante. C'était une vraie bombe et n'importe quel homme rêverait d'avoir un tel corps allongé dans son lit. D'une part, j'étais chanceux et malheureux. Si ma femme le découvrait, je n'aurai sûrement plus de chance avec elle. Et si elle me quitte, je n'aurai probablement plus de joie de vivre. Le bonheur d'un foyer ne se résume pas seulement au sexe. Mais partager la vie de l'autre, ses joies, ses peines, être présent quand l'autre en a besoin et faire de son possible pour la rendre heureuse. C'est ça l'amour mais avec Yvonne, je ne savais pas ce qui m'arrive. Elle a cette emprise sur moi et je n'arrive plus à me libérer.
Elle se leva et me fixa avec un sourire au coin du visage et me dis.
_ Je pense à nous deux formant une petite famille heureuse et combler, et pourquoi pas avec des enfants.
Une famille avec madame Yvonne, je n'ose même pas l'imaginer. Où mettrai-je Christine et Georges? Elle est la seule avec qui je compte passer le restant de mes jours, pas une autre pour aucun prix je n'oserai la laisser. On fait des erreurs certes mais l'amour demeure au-dessus de tout. J'avais peur, le cœur battant, j'avais une boule dans ma gorge.
_ J'espère que vous plaisantez. Dis-je avec un sourire recouvert par la peur, espérant l'écouter dire oui.
_ Non pas du tout, je suis sérieuse. Au début, c'était juste pour le plaisir mais maintenant, j'ai réalisé à quel point tu étais génial alors autant faire quelque chose de durable et de sérieux. Je veux qu'on forme une famille.
La nuit, je n'ai pas réussi à me passer de ce qu'elle m'avait dit. J'avais peur mais à chaque fois qu'elle m'invitait, c'était toujours avec plaisir que je répondais.
N'ayant plus fait part du sujet, c'était comme une simple idée dépourvu de valeur.
Nous passâmes plus de trois jours dans cet hôtel à s'envoyer à l'air. Nos chambres n'étaient plus séparées. On partageait désormais une seule chambre et c'était génial.
À chaque fois j'avais Christine au téléphone, sa voix me pénétrait et me poussait à la repentance. Je me sentais tellement coupable, j'avais comme l'impression qu'elle était au courant de tout. Et à chaque fois qu'elle me dit qu'elle n'attend que mon retour, je me demandais si c'était vraiment réciproque.
On rentre le lendemain, mais je me demande comment vais-je me comporter en sa présence. Ce serait vraiment difficile de faire semblant.
_ As-tu pensé à ce que je t'ai dit l'autre jour? La question qui me retira de mes pensées. Elle ne l'avait pas oublié donc elle était sérieuse.
_ Euh... Je bégayais ne sachant vraiment pas quoi répondre.
_ Je sais que c'est une décision difficile à prendre mais essaie de voir les choses du bon côté. Je peux t'offrir tout ce que tu veux, une meilleure vie et avec moi tu pourras bien prendre soin de ton petit garçon. Tu diras au revoir à tous tes soucis. Imagine. Si nous voyons tout du bon côté, nous verrons que la difficulté ne se trouve que dans notre pensée.
Elle avait ce discours diplomatique pour convaincre et ce corps pour envouter mais j'avais ma conscience qui ne permettait pas de faire ce choix.
_ Madame, je ne veux pas vous offenser mais je ne me vois vraiment pas former un foyer avec vous. D'abord vous êtes ma patronne.
_ Et si je ne suis plus ta patronne?
_ Comment ça? Dis-je anxieux.
_ Comme tu le dis, je suis ta patronne et je peux décider aujourd'hui que tu ne sois plus mon employé, de ce fait, je ne suis plus ta patronne alors on pourra former un foyer. C'est vrai que quand une femme est amoureuse, elle devient dangereuse. Je ne veux pas perdre mon travail.
_ Vous avez raison, mais je ne veux pas perdre mon boulot. En plus, il y'a un autre problème, j'ai déjà une famille, je ne peux pas les abandonner aussi facilement. J'ai un petit garçon qui n'a que 1 an et il a besoin de moi, imaginez si je l'abandonne, je serai sûrement malheureux toute ma vie.
_ Je ne veux pas que tu prennes une décision à la hâte qui pourrait te nuire plus tard alors je te laisse du temps pour que tu analyses la situation parce que moi ma décision est déjà prise.
Je n'ai pas besoin de temps pour prendre cette décision moi aussi ma décision était prise et c'est ce que j'essayais de lui faire comprendre.
_ Non madame, je suis sûr de ma décision je ne pense pas avoir besoin de temps.
_ Je pense que tu en as besoin Henri. As-tu déjà imaginé ce que pourrais penser Christine s'il découvrait tout ce que tu fais dans son dos?
Salut... Je pense arrêter l'histoire ici.
J'aurais vraiment aimer continuer mais sans encouragements, un écrivain ne vaut rien...