Mon beau bourreau
Nous sommes restés figés…
_ Hey qu’y a-t-il ? Demanda-t-il lorsqu’il vit la tête que nous faisions. J’ai très vite essuyé mes larmes ;
_ Rien bébé, euh rien d’important qu’est-ce que tu fais là ?
_ J’étais venu prendre un truc à boire, on est en train de jouer au poker.
_ On te gagne hein ? Haha
_ Haha tu connais et je n’aime pas ça.
_ Ce n’est qu’un jeu tu sais garde ton sang-froid.
Jason est en fait un psychopathe qui s’énerve même pour un rien, une fois lors d’une dispute avec un de ses amis il n’a pas hésité à tirer sur le pauvre, juste parce que le gars n’était pas d’accord avec lui.
Deux mois s’était déjà écoulé, je me montrais vraiment sympathique et je m’étais fait des amis parmi les éléments de Jason, il y’avait Hiro, Danzel et Old face c’était ces trois qui gardait la résidence en permanence. Les autres sortaient le matin et rentraient les soirs. Je passais mes journées avec eux et je préparais à manger pour eux aussi. Ils adorent mes plats. Un jour nous étions en train de discuter tous les quatre.
_ Madame on mange quoi aujourd’hui ? Me demanda Old face
_ Sais pas, à vous de me dire, que voulez-vous manger ?
_ Je vais sortir chasser, tu vas nous faire la sauce tomate et le riz tu sais qu’on aime ça. Dit-il
_ Ok du canard sauvage alors ?
_ Oui ou même un cerf ça dépendra de ce que je vais trouver.
Old face prit son arme et s’en alla. Je suis resté papoter avec les autres, en fait je posais tellement de question, je voulais connaître tous leur points faibles et leur points forts. Il faut bien connaitre son adversaire avant de s’attaquer, je sais qu’n les connaissant très bien je réussirais à les détruire ?
J’avais découvert que Danzel avait une famille, il était père d’une petite fille mais pour je ne sais quel raison, il le cachait aux autres, je l’ai su car je l’ai une fois surpris en train de parler au téléphone.
Flashback
*OLD FACE AU TELEPHONE
_ Allô chérie ça va
_ Je ne peux pas venir aujourd’hui, tu le sais mon patron ne me permettrai pas.
_ Je ne peux pas vous faire venir parce que personne ne sais que j’ai une femme ou une fille et ne m’appelle pas à tout moment personne ne doit le découvrir.
Il s’accrocha nerveusement et regarda autour de lui avant de sortir. Il ne m’avait pas vu.
_ Oh il y’a des secrets on dirait… Un jour je pourrai l’utiliser contre lui, pensais-je.
FIN DU FLASHBACK
Old face est revenu de la chasse avec deux dindes. Je suis entré avec Emilie à la cuisine faire à manger. Nous étions encore en train de préparer que Jason est rentré.
_ Coucou je suis là, me cria-t-il depuis le salon
Je suis sortie de la cuisine et je l’ai trouvé il avait du sang sur le corps.
_ Qu’est-ce qui s’est passé est-ce que t’es blessé ? Demandais-je effrayée
_ Non chérie ce n’est pas mon sang, t’inquiète.
_ Et c’est le sang de qui ? Interrogeais-je confuse
_ On est tombé sur des militaires il y’a eu fusillade, on a perdu deux hommes, c’est enfoirés, ils auront de mes nouvelles assez tôt. Je vais prendre un bain, tu ne me fais pas une bise ;
_ Non lui répondis-je en m’éloignant de lui, il s’en alla dans la chambre.
J’étais abasourdie, je vivais en direct ce que j’entendais souvent dans les médias ; les terroristes qui s’affrontent et tuent des policiers. Et Jason qui était tranquille quand il me disait cela.
Je suis sortie voir et j’ai trouvé ses éléments avec deux policiers qu’ils avaient menottés. Je suis remonté dans la chambre trouver Jason, il était dans la salle de bain.
_ Bobby je vois des policiers dehors, c’est quoi le délire ? Questionnais-je
_ Ouais on a réussi à les enlever, on va les garder avec nous.
_ Qu’allez-vous faire d’eux.
_ Les tuer bien sûr, ou faire du chantage au gouvernement et avoir ce qu’on veut. Peut-être qu’on nous payera des rançons. Haha ces gens blaguent…
Je me suis assise à même le sol, tellement j’étais choquée. Des larmes s’écoulèrent de mes yeux. Si même les policiers sont en danger avec eux, comment moi j’allais sortir d’ici. J’avais peur de rester éternellement ici. Jason est sorti ;
_ Qu’est-ce qui ne va pas ? Pourquoi tu pleures ?
_ Pourquoi vous faite ça ? Tuer toutes ses personnes… Pour quelle raison hein… ?
Il s’asseya à côté de moi ;
_ Tu sais nous sommes tous mauvais au fond, c’est juste la société qui essaie de nous dicter des règles et nous dit de ne pas faire ceci ou cela, nous on a choisi d’être nous-même, de faire ce qui nous passe par l’esprit. Et ils ont décidé de nous traiter des « hors la loi » et nous ont traqué comme des animaux sauvages, aujourd’hui on a décidé de faire ce qu’on veut.
_ Alors vous commettez tous ces crimes pour rien ?
_ Nous avons chacun sa motivation personnelle.
_ Je repars à la cuisine lui dis-je en m’en allant, j’étais bouleversée.
_ Qu’est-ce que tu prépares ? Demanda-t-il
_ De la dinde et du riz !
_ Où as-tu trouvé de la dinde ?
_Old face est allé à la chasse ;
_ Ce s****d, cria-t-il en sortant tout furieux de la chambre
_ Mais qu’y a-t-il ?
Je l’ai suivi,
_ Old face cria-t-il une fois dehors, celui-ci est venu en courant
_ Oui boss répondit-il
_ Donc maintenant c’est toi qui gère la maison, jusqu’à dire ce qu’on doit préparer hein ?
_ Euh… Je suis désolé je ne savais pas que ça allait poser de problème ;
_ Ouais c’est ça, n’oublie pas que tu es ici pour assurer la sécurité et rien d’autre ok et que ce soit la dernière fois. Va lui donner sa dinde, qu’il fasse sa cuisine lui-même dit-il à mon égard
_ Ok : répondis-je il était en colère je ne voulais pas le contrarier davantage.
Je suis allé à la cuisine, on avait fini de plumer les deux dindes ;
_ Qu’est-ce qui se passe ? Me demanda Emilie
_ Il est taré, ce type mets pas les dindes au feu on doit le remettre au propriétaire.
_ Pourquoi ?
_ Parole du criminel le plus dangereux, tu veux discuter ses ordres ? Répondis-je avec un ton ironique
_ Non prends ça, c’est là, je n’avais pas encore mis au feu.
Je suis sortie remettre ça à Old face
_ Je suis désolée lui dis-je
Quand je suis retourné au salon, il m’attendait
_ Et toi que ce soit la dernière fois que tu prépares pour eux, je ne t’ai jamais donné l’ordre de le faire, tu m’as compris ? Me gronda-t-il
_ Oui j’ai compris ;
Il s’en alla dans la chambre
Je suis allé à la cuisine ;
_ Il est de mauvais humeur c’est ça ? Me demanda Emilie qui l’avait certainement entendu
_ Oui on dirait, il a demandé à Old face de faire lui-même sa cuisine, ils sont tombé sur une embuscade apparemment, deux de ses hommes furent tués et ils ont ramenés deux militaires en vie.
_ Oh non, ils sont mal barrés ?
_ Pourquoi tu dis ça ?
_ Ils vont chercher à soutirer des informations sur les forces gouvernementales en les torturant jusqu’à ce qu’ils parlent et meurent. Vaut mieux pas voir ça parce moi la première que j’ai vu comment on les torturait, je me suis évanouit et ensuite j’ai eu des cauchemars pendant des semaines.
_ Vraiment ? On doit les aider dans ce cas
_ T’es folle Cristal ou c’est parce qu’il ne te fait pas de mal que tu penses qu’il est sympa hein. C’est mieux que tu fasses comme si t’avait rien vu.
_ T’es sérieuse ?
_ Oui en plus ces militaires ne font pas bien leur travail, on nous a enlevé sous leur nez, il y’avait plein de militaire dans mon village au moment où on nous a kidnappés, mais ils passaient la plupart de leur temps à séduire et enceinter des petites filles ou à se bourrer d’alcool. Alors tant pis pour eux ? Me répondit-elle avant de s’en aller.
_ Toi au moins il y’avait des militaires dans ton village, dans le mien il y’avait rien, nous étions abandonnés à nous-même c’était seulement quand il y’avait des attentats qu’ils venaient faire des tours et ils arrivaient toujours trop tard.
_ Tu vois, tu n’as pas besoin de t’inquiéter pour eux.
Emilie en voulait à tout le monde et je peux le comprendre, c’est une épreuve très difficile.
Je ne savais pas quoi faire. Je voulais les aider mais comment… ? Je ne le savais pas. On les avait enfermé dans une maison inachevée près de l’autre bâtiment, il y’avait des hommes armés qui les surveillait.
Je suis allé me coucher, il était 19h déjà, Jason est venu se coucher aussi, puis il a passé un coup de fil.
_ Allô est-ce que la marchandise est déjà arrivée ?
_ D’accord fait moi savoir. Et dit à Dricks de venir demain très tôt j’ai une affaire pour lui.
J’étais couchée et je lui avais donné le dos, il me prit dans ses bras,
_ J’ai eu une dure journée aujourd’hui bébé, j’ai envie de me relaxer un peu, en me donnant des bises sur le cou.
Je n’ai pas dit un mot et je n’ai pas bougé non plus
Il me retourna et commença à m’embrasser quoi que démoralisée, je ne l’ai pas repoussé, je sais qu’il déteste cela.
Peut-être parce qu’il était fatigué, il avait joui très vite ;
_ AAAHHHH criait-il à chaque fois ;
Bien évidemment je ne ressentais rien lors de nos rapports, je le détestais trop pour me concentrer et ressentir quoi que ce soit, mais je simulais parfois et je gémissais juste pour lui faire plaisir.
_ Je t’aime me dit-il
Comme réponse, j’ai posé ma tête sur son torse ;
_ Tu m’as manqué lui dis-je
_ Toi tu m’as manqué encore plus, en me faisant une bise sur le front.
_ Tu veux bien me raconter ta journée ? Demandais-je
_ Oui bien sûr, quand je suis sortie ce matin, je suis allé au camp, tu sais l’autre camp, où t’étais ;
_ Oui il y’avait une autre fille là-bas n’est-ce pas ?
_ Oui Aria, elle y est toujours, elle je ne sais qui l’a emmené elle.
_ Ah bon ?
_ Ouais ça doit être un de mes éléments. Bon je disais que je suis allé dans l’autre camp prendre des éléments avec lesquels ont devaient aller récupérer certaines marchandises mais nous sommes tombés sur des militaires qui patrouillaient en brousse. Et ils ont voulu jouer les forts comme d’habitude mais ils n’étaient pas nombreux, donc on les a maitrisés.
_ Vous les avez tous tués ?
_ Non il y’a eu quelques un qui se sont repliés et les deux qu’on a pris jouaient les héros.
_ Dis-moi tu as une famille ?
_ Pourquoi tu poses cette question ?
_ Pour rien je veux juste savoir, t’es mon mari non ?
_ Je n’aime pas parler de ma famille ;
_ Pourquoi tu as des problèmes avec elle ?
_ Oui… Et ne me pose plus de question ok ? Dit-il d’un ton élevé
_ Ouais d’accord, ne t’énerve pas.
Voici une piste que je vais explorer avec plaisir, pourquoi Bobby n’aime pas parler de sa famille.
À suivre !