Mon beau bourreau
6
Le lendemain très tôt j’ai été réveillé par des coups de feu, j’ai sursauté en levant, Jason n’était pas au lit. Je suis sortie au balcon pour voir ce qui se passait.
J’ai vu Danzel tenant une arme, il avait tiré sur l’un des militaires, il l’avait blessé à la cuisse et il saignait énormément, Jason et les autres étaient en train de regarder. Puis Danzel planta un couteau dans la blessure du militaire, j’ai été prise de vertige à ce moment même, je n’avais jamais rien vu d’aussi monstrueux. Le cri du jeune soldat était horrible et le sang… Mon Dieu…
Je suis repartie dans la chambre, essayant de respirer calmement mais mon rythme cardiaque s’accélérait de plus en plus. Jason m’avait vu et il est monté me trouver.
_ Bébé qu’est-ce qui ne va pas ? Dit-il quand il me vit, j’étais vraiment traumatisée.
_ Respire ajouta-t-il, Vas-y inspire, expire, inspire, expire…
Je faisais ce qu’il me disait, j’inspirais, j’expirais au même moment qu’il me le demandait. Cela m’a aidé à me calmer.
_ On essaie de leur soutirer des informations par rapport à leur base. S’expliqua-t-il
Je n’arrivais pas à dire un mot
_ …
_ Je suis désolé mais il va falloir que tu t’habitue à voir ce genre de chose
À cet moment on a entendu un autre coup de feu, Jason est allé au balcon voir je l’ai suivi, Danzel venait de tuer le gars il lui avait lis une balle dans la tête… J’ai encore été prise de vertige, Jason m’a soutenu et m’a ramener dans la chambre.
_ Hum il faut franchement que je te fasse subir une formation hein, me dit-il en riant.
Je suis allé me réfugier dans la salle de bain et je me suis mise à crier. Il est venu me retrouver.
_ Je veux partir d’ici, pour l’amour du ciel laisse-moi m’en aller, le suppliais-je
_ Bébé calme toi ok ? Tout va bien sois calme, je vais demander à ce qu’il parte de l’autre camp tu ne verras plus ce genre de choses, dit-il en me serrant contre lui.
Quand je me suis un peu calmée, il alla dire à ses hommes de partir, il ne restait plus que Hiro et Old face pour assurer la sécurité.
Emilie avait préparé le petit déjeuné, elle est venue nous demander de nous mettre à table.
_ Toc toc bonjour Cristal, me dit-elle depuis l’extérieur
_ Bonjour répondis-je avec une voix pas très audible.
_ Entre Emilie, ta copine fait une crise de panique ; lui dis Jason
Emilie est entré inquiète
_ Qu’est-ce que tu as ? Me demanda-t-elle
_ Elle a vu ce qui vient de se passer dehors et ça l’a mise dans cet état, parle lui je reviens.
Il s’en alla.
_ Ecoute ma puce, ne fais pas attention à ce que tu vois ok ? C’est comme ça la vie ici que du sang versé… essaya-t-elle de me réconforter
_ Je ne pourrais pas vivre ça longtemps, mon Dieu c’est horrible. Lui dis-je en pleur
_ Tu te dois de rester ferme sinon tu sais que c’est à toi qu’ils feront cela, alors calme toi.
_ J’ai compris ;
_ On part manger, ajouta-t-elle en me donnant une tapote sur l’épaule.
_ D’accord !
Nous sommes allées à la salle à manger, Jason s’est joint à nous. Pendant le repas, je n’arrivais à rien avaler, Jason l’a remarqué.
_ Essaye de manger bébé, il le faut. Me dit-il
Après le petit déjeuné je suis repartie me coucher, j’étais démoralisée. Mais Jason est venu me sortir du lit.
_ Bébé viens je vais te montrer quelque chose.
_ Quoi ? Je n’ai pas envie de me lever. Lui répondis-je
_ Aller… S’il te plait ajouta-t-il en affichant un visage triste.
_ Ok en me levant
Jason m’a emmené dans une salle qui était divisée en deux par un rideau, il y’avait tous genre d’arme à l’intérieur.
_ Pourquoi tu m’emmène ici ? Interrogeais-je troublée
_ Je t’ai dit que tu avais besoin d’une formation n’est-ce pas ?
_ Non merci ; dis-je en voulant partir mais il m’arrêta
_ Pas si vite ma douce, c’est hors de question que ma femme ne sache pas se servir d’une arme et surtout qu’elle a peur du sang, tu es la femme de Bobby, c’est vrai que tu ne me connais pas encore mais sache que je suis une personnalité très convoitée.
_ Je ne vois pas qui convoiterait un homme comme toi.
Il se moqua et me demanda ;
_ Est-ce que tu ne me trouves pas beau, séduisant, sexy, fort, romantique et que sais-je encore ?
_ …
Je ne voulais pas répondre à cela, car ma réponse signifierait que je l’apprécie, c’est le cas mais je ne veux pas lui faire savoir.
_ Tu peux répondre s’il te plait ? Hé c’est moi qui dit s’il te plait à quelqu’un haha tu sais que depuis que t’es dans ma vie je ne me reconnais plus, bon répond d’abord.
_ Je ne vois pas le rapport, dis-je.
_ Répond tu ne me trouve pas séduisant ?
_ Si t’es…Euh séduisant.
_ Haha pourquoi tu as du mal à le dire… Tu vois comme toi il y’a beaucoup de femme qui aimerait s’envoyer en l’air avec moi, c’est qui fait que je suis un homme convoité, et dans mon business je suis un homme puissant, c’est pourquoi tu dois savoir te défendre.
Il alla apporta une arme et me demanda de le tenir.
_ NON je ne veux pas toucher à ça. Lui répondis-je
_ Prends le je ne vais pas le répéter.
Et c’est réparti pensais-je il veut toujours qu’on lui obéisse, c’est lui le plus grand criminel. J’ai pris l’arme puis il me demanda de le suivre de l’autre côté du rideau, il y avait des statuettes sur lesquelles je devais tirer. Il a mis un casque et me demanda d’en mettre un aussi.
_ Tu te places là, me dit-il en exécutant lui-même le geste, tu te tiens droit et tu tires comme ça, il tira sur la statuette, ce qui me fit sursauter. Relaxe, ici il n’y a pas de sang. Vas-y, essaie tu verras c’est fun.
_ Ok ! Répondis-je malgré moi.
J’ai tiré et j’avais touché légèrement ma cible.
_ C’est bien pour une première fois, tu as touché ça veut dire que tu as blessé… Maintenant il faut tuer, donner une mort subite. Place-toi droit et vise la tête.
J’ai encore tiré sans succès.
_ Pas grave continue de tirer jusqu’à atteindre ta cible.
J’ai continué à tirer encore et encore, il m’encourageait jusqu’à ce que j’aie tiré sur la tête comme il le voulait.
_ Yes criais-je
_ Tu vois, c’est facile tire encore.
J’ai encore tiré deux balles après cela c’était vide, il me montra comment mettre des cartouches.
_ C’est bon pour aujourd’hui, on reviendra demain pour une autre leçon.
Ensuite on est réparti de l’autre côté et il m’a montré toutes les armes une à une en me donnant leur noms et l’effet qu’elles font. Il y’avait un peu de tout, les grenades, les mitrailleuses, les silencieuses, le bazooka et toutes les armes que je n’ai pas pu retenir les noms.
_ Et comment vous vous procurer toutes ses armes ? Lui demandais-je
_ Ça c’est un secret bien gardé ma puce, j’ai mes contacts.
Bizarrement j’ai trouvé ça fun, apprendre à me servir d’une arme… Avit-il raison ?
Je voulais m’en aller mais il me retient et me colla à lui de façon très sensuelle tout en me caressant les fesses.
_ Ça te dit de f***********r dans cette salle pleine d’arme ? Moi j’ai toujours rêvé de faire ça.
_ Est-ce que j’ai le droit de refuser ? Questionnais-je
_ Je n’aime pas qu’on me dise non, me dit-il en m’embrassant, je me suis laissé aller. Je m’étais mise une petite robe comme il aime qu’il n’a pas tarder à enlever. Je me suis chargé d’ouvrir la fermeture éclair de son pantalon, il me porta et me colla au mur en faisant passer mes pieds autour de ses hanches. Puis il me pénétra délicatement, j’ai eu des frissons, et quand il commença à faire des vas et vient, pour la première fois, je ressentais du plaisir et je le désirais, je me suis lâchée et j’ai commencé à gémir et à l’embrasser partout.
_ Je t’aime me dit-il en se baissant pour s***r mes seins. Puis il me porta sans changer de position et sorti avec moi.
_ Qu’est-ce que tu fais ? Criais-je
_ On va dans la chambre, me répondit-il
_ Et si quelqu’un nous voyait,
_ Tant pis dit-il en souriant, t’inquiète les portes sont fermées,
_ Non je ne veux pas dépose moi,
_ Surtout pas, bon on entre ici.
Nous sommes entrés dans la première chambre qu’on avait trouvée, Jason se coucha sur moi sur le lit.
_ Ah chérie t’es tellement douce et sensuelle, ahhh !! Il me serrait très fort contre lui, il était en train de jouir.
Encore un autre mois qui s’était écoulé, Jason me plaisait de plus en plus. Il me parlait de tous ses projets et demandait mon avis sur certaines choses. Mais il n’arrêtait toujours pas de tuer des innocents. Un jour je suis sortie avec Emilie, nous marchions dans les arbres, j’ai alors reconnu une plante, la plante de l’amour. Mon père m’avait dit que cette plante avait le pouvoir de faire naître l’amour ou de faire grandir l’amour. Les femmes tout comme les hommes l’utilise pour rendre leur partenaire plus amoureux. J’en ai pris quelques feuilles. J’avais en projet de faire en sorte que Jason suive mes conseils en ce qui concerne les personnes qu’il enlevait. La dernière fois ses éléments avaient enlevé des enfants qu’ils avaient tués, j’ai été profondément attristé par cela même quand je ne le montrais pas. J’avais comme l’impression que Jason me testait pour voir si je supporterais de voir des innocentes personnes souffrir et mourir. J’avais aussi compris que c’était un caractère important à avoir pour gagner sa confiance. Alors j’essayais tant bien que mal de faire comme si je m’en foutais, comme si la vie de ces gens ne me disait absolument rien.
Jason savait que je m’y connaissais en plante médicinale alors il me laissait sortir de temps à autre quand je lui disais que j’avais besoin de remède. En effet je bois depuis un certain temps une plante contraceptive c’est-à-dire que cette plante a le même rôle que les pilules contraceptives, je ne voulais en aucun cas tomber enceinte de ce bourreau. Cependant, cette plante rend stérile et je le savais, mais je sais que je n’aurais aucune vie si je sors de cette prison et même si je devais avoir une vie après ce que je vis avec ses criminels, je préfère finir stérile que de concevoir d’un homme comme Jason. Un homme qui a donné de la tristesse à de nombreuses personnes, souvent même à tout un village, je ressentais au fond de moi ce devoir de venger tout le sang versé. Je pouvais bien l’empoisonner, mais non ça serait trop facile, je veux qu’il souffre, qu’il souffre de mes mains et qu’il ait une mort lente et douloureuse, comme il le mérite. Je suis prête à passer des années avec lui s’il le faut, peut-être même que si la police l’arrête avant que je n’arrive à mes fins, je serai peut-être accusée de complicité mais j’étais aussi prête à prendre ce risque.
À Suivre !