Ce soir-là, tout en revoyant l’interrogatoire de Chantemerle, Cobuz s’endort devant l’écran de télévision. Il est épuisé, sa tête est lourde. Dans ce drame, il est en situation d’échec. Au salon, ce matin-là, aucun homme ne vient se faire couper les cheveux. Le bruit court dans le village qu’Anaïs est de la « même trempe » que sa grand-mère, Jeanne d’Estre, une ensorceleuse. Certains disent qu’elle a un œil intérieur qui lui permet de voir la nuit. Cet œil l’autorise à lire dans le cerveau des êtres humains et de converser avec leur esprit grâce au fluide de la chevelure. C’est pour cela qu’on la soupçonne de connaître le nom de l’assassin de Joana. Ses mains sont aussi fines que la soie. Elle vole la nuit avec des ailes d’or accrochées à ses épaules nues. Elle communique avec Mousquet, c


