Le roi Mixcoátl attend. Les coureurs l’ont prévenu de l’arrivée des étrangers. Il est à la fois impatient et inquiet de découvrir ceux qui sont, selon la rumeur qui les précède, à l’égal des dieux. Il doit en avoir le cœur net et rien ne lui plaît moins que de devoir partager avec eux son pouvoir ou pire, se plier à leurs volontés. De loin, rien de vraiment particulier. Ils sont certes étrangement vêtus, pour ceux qui ne sont pas torse nu, dépassent d’une tête les soldats qui les escortent, et arborent une abondante pilosité sur le visage. Une vingtaine, pas plus. Pourtant, cette poignée d’hommes a réussi à mettre à genoux une bourgade côtière et des troupes nombreuses. Les rumeurs font état d’événements incroyables et le roi est inquiet, très inquiet. Svear vient en premier, suivi des au


