« Svear aux doigts coupés »-1

2020 Mots

« Svear aux doigts coupés » Atlantique Nord, 997 Depuis trois jours, la pluie tombe sans relâche, droite et serrée. Le vent a disparu, noyé par les eaux du ciel. Il ne subsiste qu’une brise subtile, un rien d’air en mouvement qui vieillit de quelques ridules la peau de la mer, aussi plate et calme que les eaux d’un fjord. Les marins tentent de capturer au mieux dans leur voile ce souffle si léger, mais elles se gonflent peu et pendent souvent, inertes et endormies, obligeant les hommes à s’arc-bouter aux avirons. Rien n’est venu troubler la traversée. Depuis qu’ils sont partis de la terre verte, ils ont navigué résolument à l’ouest, tirant régulièrement au sud comme l’avait dit Olaf. Ils approchent, ils en sont certains. Les signes ne trompent pas. Il y a les oiseaux d’abord, et puis la

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