L’automne fraîchit rapidement et les premières neiges font bientôt leur apparition. Leif enrage de devoir rester dans cet endroit vide, ce nulle part qui ne correspond en rien aux belles paroles de Guibert qu’il a eu la faiblesse d’écouter. À mesure que l’hiver s’installe, il s’enferme dans le mutisme et pousse parfois des colères terribles, pour des sujets souvent futiles. Il ne supporte pas d’être ainsi prisonnier. Dès que le temps le permet, il part à la chasse, mais prend bien soin d’éviter les contacts avec les hommes du lieu qui chassent également pendant les accalmies. Pourtant, les rencontres sont fréquentes entre les deux peuples, mais Leif refuse d’y prendre part. Guibert est peiné de ce changement de comportement, et il souffre de devoir essuyer les colères de son ami dont il e


