— On a cogné à la porte ! — Tu rêves Guillaume. Dans ce froid, personne ne peut survivre aussi longtemps. — Si ! Je te dis que j’ai entendu du bruit ! D’un bond il se lève, retire les étais. La porte s’ouvre violemment et le vent furieux le fait chanceler. Svear est là. En un instant, Guillaume sent le froid l’engourdir alors que les autres viennent à son aide. Le grand gaillard frigorifié est porté devant la cheminée, allongé sur une épaisse fourrure. Guibert se penche sur lui, guettant des signes de vie. Il n’entend pas le cœur battre, ne ressent aucun souffle de respiration. Non, rien, toujours rien. Si ! Il respire ! C’est peu, si fragile, presque rien, moins que le souffle d’un nouveau-né, mais il respire, Guibert en est certain. Posant l’oreille sur la poitrine dénudée et glacée d


