Chapitre 27

495 Mots

27Je comprends et mesure l’ampleur de ton travail, je ressens la pression qui pèse sur toi et la vis avec toi, je sens ta concentration et la machine tournant constamment. Je comprends et j’ai peur quand je te vois vacillant, affaibli, ma poitrine n’est plus que braises quand je te vois cherchant appui dans le vide, quand ton corps s’écroule la nuit, quand je te vois tirer seul cette machine infernale, de toutes tes forces, seul, de toute ta détermination, avec une foi que rien ne vient ébranler, sans que ton effort ne soit mu par quelque espoir de bénéfice ou de profit, car seul t’importait le travail accompli avec perfection. Écrire une douleur, une brûlure qui transperce les côtes, écrire une colère qui éclate les cellules, écrire le mouvement terrassé du monde et son recommencement, éc

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