31Je rentre d’un voyage harassant. Le temps d’une douche et je t’appelle. Tu me manques. Driss. Tu étais comme un enfant dans cette salle de bain de l’hôpital. Nu, assis sur un tabouret. Je t’avais d’abord douché entièrement, l’air très grave, pendant que tu me souriais. Puis j’avais pris le flacon de Bétadine et commencé par la tête, frottant le cuir chevelu et descendant au fur et à mesure en pressant progressivement le flacon, passant mes mains sur ton visage, ton cou, tes épaules, tes aisselles. Mes gestes étaient très précis : ton dos, ton ventre, tes fesses, ton s**e, tes jambes, tes pieds et tes orteils, tes doigts, bien entre les doigts, et enfin tes mains, nos doigts entrelacés, badigeonnés de Bétadine. L’amour puait la Bétadine. Je passais et repassais, sérieuse et très concentr


