41je n’oublie rien de toi je n’oublie rien mon attente à la fenêtre ta voiture qui s’arrête ta démarche qui fait trembler mon cœur tes signes de main le matin à ton départ les longues journées blottis l’un contre l’autre dans le canapé ou au fond du lit nos nuits à regarder des séries policières en boucle tes lèvres parcourant mon corps nu les veilles de mon départ tes mains pressées de me dévêtir à mon retour les blanches nuits à s’aimer et à rire à écrire tes mots berbères soufflés dans mon oreille à l’heure de l’orgasme et ce jour, « Elsa, mon amour, ma jeunesse », où les yeux humides, après une veillée d’amour, tu me disais : pourquoi ce corps ne m’a pas été donné vierge de toute autre trace ? nos danses enfiévrées mes évanouissements à ton approche je n’oublie rien de


