Chapitre 11

596 Mots

11– Nous mûrissons parfois, pâlissons avant de chuter, mais il arrive qu’encore verts nous nous fracassions. C’est notre instant, notre vie qui défie la mort, chérie. Ce que nous sommes, ce qui est, ce qui sera après moi, après toi. Les autres sont, mais ne seront plus, toi tu seras, nous serons toujours. Comment pouvais-je t’oublier, te faire offense en m’offrant à un autre, toi qui m’avais dit ces mots-là ? Quel gâchis que ce corps sensuel, lisse, aux tendres courbes ! Je ferme les yeux, me laisse envahir par la vapeur, le ruissellement de l’eau sur ma peau, contre la baignoire, je me tiens debout, caressant mes membres, mes seins, mon ventre, mes cuisses, mon s**e, une impression me prend d’ampleur, d’infinitude, d’un désert de sable fin, j’appuie la tête contre le mur et entends une

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