Don Pasqual sentit le regard de l’avocat et s’arrêta pour le dévisager : il avait aussi des problèmes pour se rappeler des visages. Tous ses hommes l’imitèrent pour se mettre, eux, à fixer l’étranger qui l’accompagnait. — Federico ! depuis le temps ! Il paraît que ça marche pour toi, hein ? Don Pasqual plissa les yeux vers le Maudit. — Je vois que tu as amené notre « ami ». C’est bien lui, n’est-ce pas ? Sa main qui devait peser vingt kilos à elle seule, s’abattit sur l’épaule de Lucas. — Bravo, petit, t’as fait du bon boulot. Et tu nous as débarrassés d’un sacré problème. Il se tourna vers ses hommes : — Rico, Pablo, regardez bien ce gringo. Il est dangereux, et si jamais vous déconnez, c’est lui que j’enverrai pour border vos gosses. Le regard du Maudit devint gris comme l’acier


