bc

Aimer et laisser mourir

book_age0+
detail_authorizedAUTORISÉ
20
SUIVRE
1K
LIRE
like
intro-logo
Blurb

Hémoglobine, amour et aventures sont au rendez-vous de cette intrigue plutôt musclée...

On dit d’Amanda qu’elle est la femme de tous les hommes… On dit du Maudit qu’il a dormi dans le lit du diable… Entre eux deux, et face au monde de dingues qui les entoure, ça sera à la vie, à la mort… Partis délivrer la sœur d’Amanda séquestrée par un réseau de proxénètes de l’Est, ils vont s’unir, s’aimer, se combattre et affronter le mal absolu, celui que tous surnomment Le Boucher !

Des cartels de Bogotá aux sinistres fermes des environs de Zagreb, des palaces de la côte aux clubs VIP des beaux quartiers parisiens, l’amour sera passionnel, la guerre totale, l’épopée sanglante, les corps cabossés et les âmes meurtries…

Un polar jouissif et percutant, à la tension quasi permanente et au réalisme presqu'effrayant !

EXTRAIT

Le Maudit était mal en point.

Bien que l’expression soit grossière, il fallait reconnaître qu’il s’était fait «défoncer la gueule». Le Mexicain ne l’avait pas raté. Lucas était avachi sur une chaise en fer dans un coin du vestiaire auquel il avait droit. Au plafond, pas de ventilateur, juste un néon crasseux où agonisait une bonne centaine de moucherons. L’air était moite, avec l’odeur rance des gars qui étaient revenus dans cette pièce, comme Lucas, allongés sur une civière, le corps marbré de coups. Sur le sol, des taches pas nettes faisaient penser à du sang – l’encre des contrats pour les combats – et au milieu de la pièce : la grande table luisante de gras où on tapait la tequila lors des victoires et où on allongeait le vaincu lors des défaites par KO.

CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE

Un livre coup de poing, magistralement mené, qui tient le lecteur en haleine jusqu’au dénouement final que bien peu auront su deviner. - La Cause littéraire

Un roman qui résonne comme un scénario de cinéma, où l'action vous attend à chaque coin de page. - Passion Polars

À PROPOS DE L'AUTEUR

Jacques-Olivier Bosco, JOB pour les intimes, est un enfant de la Méditerranée. Le grand-père, un peu communiste, un peu journaliste, a quitté Palerme dans les années trente : on dit qu’apprenti barbier, il aurait coupé, en le rasant, un mafioso local, d’où la fuite vers l’Algérie… Ça commence fort dans la famille ! Les parents sont nés à Alger et le reste de sa famille est niçois, bien qu’à moitié italien et un peu espagnol ! Allez comprendre ! De la banlieue sud à l’Océan Indien, JOB a bourlingué un peu partout…

Tour à tour plongeur, barman, scénariste, régisseur, JOB se retrouve un jour sur une plage paumée où il tient un snack et rencontre son idole, José Giovanni qui, après avoir lu ses premiers écrits, l’encourage et le conseille. Plus tard, il sera cuistot, restaurateur ou technicien dans l’aéronautique… Avec depuis toujours cette furieuse envie de coucher sur le papier des histoires destinées à vous rendre insomniaque ! En trois romans, il a su imposer son style vif, tranché, v*****t qui laisse tout le monde sur le carreau ! De là-haut, Giovanni veille sans doute au grain…

chap-preview
Aperçu gratuit
1. Bogotá, Colombie, années 2000
1 Bogotá, Colombie, années 2000.Federico comprit soudain qu’il n’aurait jamais dû suivre cette p**e. Il regarda le taxi s’éloigner vers la ville en se maudissant de ne pas lui avoir demandé d’attendre. L’avenue en pente de ce quartier pauvre de Bogotá était à moitié déserte et la nuit n’allait pas tarder à tomber. Sur le trottoir, des gamins criaient en tapant dans une balle faite d’élastiques entrecroisés et quelques vieilles regardaient dans le vide, posées comme des statues sur leurs chaises de paille. Une voiture américaine des années soixante passa en faisant des bruits de matelas à ressorts, à l’intérieur les quatre jeunes aux tee-shirts sales avaient braqué leurs yeux sur le jeune avocat planté devant l’hôtel de passe. La p**e l’attendait dans l’entrée, elle fit un signe de la main à un des jeunes dans la voiture et l’autre lui répondit d’un sourire carnassier. C’est à cet instant que Federico comprit. Il jeta un œil sur la fille. Elle s’encadrait dans la porte, des jambes interminables, un petit cul rebondi de Latina et des seins fins et pointus extrêmement agressifs et bandants. C’est ce qui avait tourné la tête à Federico dans ce café un peu classe où il venait de se rendre juste à la fin de sa journée de travail. Il avait l’habitude des filles de luxe mais aucune n’avait jamais eu la sensualité de cette « bomba ». Elle puait le sexe à fleur de peau. Cela provenait, sans doute, de son côté populace et sale. Ses cheveux étaient teints en blond à l’eau oxygénée et son maquillage bon marché s’étalait grossièrement sous ses yeux qu’elle avait grands et marron, semblables à ces personnages de mangas japonais. Mais plus que tout, sa poitrine obnubilait le regard. On avait envie de se saisir d’un de ses seins comme d’un levier de vitesse. Le levier de vitesse d’une Ferrari. Il aurait pu la remonter dans son bureau mais cet idiot s’était laissé embobiner à la suivre dans un hôtel qu’elle connaissait. Tenu soi-disant par sa mère, le coup classique pour attendrir et rassurer le client. Par un drôle de hasard, un taxi miteux avait surgi devant eux à la sortie du café, et la fille s’était laissée peloter les seins et le cul tout le long du trajet tout en lui tirant sur le sexe, Federico avait une barre à mine entre les jambes et transpirait du cerveau tant il était excité. La p**e promettait. De la coke dans son portefeuille devait le maintenir en forme jusqu’au bout de la nuit. C’est lorsqu’il descendit du taxi en s’essuyant le visage où collait la transpiration acide de la fille qu’il se rendit compte qu’il avait déconné. La barre à mine s’était transformée en ver de terre. Federico commença à s’inquiéter. Il n’avait pas le choix, il s’engouffra à la suite de la fille dans l’hôtel crasseux. Un type derrière un comptoir dévoila des dents noirâtres en guise de bienvenue, tout en tendant la main. — 100 pesos ! lâcha le gars. On sentait qu’il se marrait dans sa tête. L’avocat cracha la tune en se demandant où se trouvait la mère de la p**e, quand quatre ombres vinrent obstruer l’entrée du petit couloir. — Hola, amigo ! T’en as d’autres, des pesos ? Federico sentit la sueur lui dégouliner entre les jambes, le cliquetis de couteaux à cran d’arrêt et le reflet de pistolets chromés annonçaient la couleur : il s’était fait poisser. La blonde ne minaudait plus. Son sourire était parti en cavale et ses seins pointaient vers la sortie. Il sentit la fille le bousculer et la vit se glisser entre les quatre jeunes pour disparaître dans la rue. Le plus grand se mit à rire en lançant : — Amigo, j’espère que tu en as bien profité dans la voiture ! Les autres s’esclaffèrent à leur tour, ils connaissaient la combine de la fille pour que le client ne regarde pas la route durant le trajet. Le plus petit, un gamin d’une douzaine d’années avec un bandeau noir sur l’œil gauche, s’approcha de l’avocat et lui arracha le portefeuille des mains. Il jeta son œil valide à l’intérieur et releva la tête d’un air incrédule en se tournant vers les autres. — Eh, les gars, vous savez qui c’est, ce crétino ? Les types le regardèrent intéressés. — C’est un avocat ! Un p****n d’avocat, et attendez, il a son propre cabinet dans le quartier des richards ! Ce con est une pompe à fric, les gars ! Aussitôt le plus grand intervint. — C’est du lourd, Loco, il faut prévenir le boss et tous les autres, eux, ils sauront faire ! — T’as raison, Niño, t’as raison. Va chercher mon frère, il saura quoi faire, et qu’ils viennent avec des gars et des flingues. Ce bâtard, il faut pas qu’il reparte avant d’avoir tout craché ! Allez ! Dépêche-toi ! Le jeune détala à la vitesse d’un lièvre tandis que le petit borgne braquait l’avocat avec un Colt à barillet. — Maintenant on va monter et on va parler amigo. Oh pardon, je devrais plutôt dire : monsieur l’avocat de la finance ! Ha ! Ha ! Ha ! Les Niños allaient le rincer puis l’abandonner dans l’état d’une loque ensanglantée au fond d’une ruelle. Federico avait envie de chialer, il était foutu, il n’avait personne pour le sortir de là. La b***e allait verrouiller le quartier et pas un flic n’oserait s’approcher. Et, en plus, si l’un de ses associés, ou clients, l’apprenait, il passerait pour le dernier des connards de la terre… À moins que… Il restait peut-être un espoir. Un seul.

editor-pick
Dreame-Choix de l'éditeur

bc

La compagne de l'Alpha jumeau

read
11.1K
bc

J'ai Giflé Mon Fiancé et Épousé Son Ennemi Milliardaire

read
3.4K
bc

La Captive D’un Cruel Mafieux

read
14.1K
bc

ACHETÉE PAR LE MAFIOSO

read
8.2K
bc

L'Oméga Rebelle

read
15.2K
bc

LA VIERGE SOUS CONTRAT

read
3.2K
bc

La fausse amante de mon patron

read
4.2K

Scanner pour télécharger l’application

download_iosApp Store
google icon
Google Play
Facebook