CXCIII : Que quatre jours

1575 Mots

Adeola. L'après-midi touche à sa fin quand nous prenons congé de Mardia. Ife me dépose près de la voie principale avant de reprendre la route avec les filles. Une fois seule, je hèle un taxi qui me conduit directement au cimetière. Là-bas, tout est silencieux. Je dépose des fleurs sur la tombe de ma mère et reste un instant figée, l'air froid effleurant ma peau. Je voudrais lui parler, lui dire que je fais de mon mieux, que j'essaie de ne pas me perdre dans cette vie qui ne ressemble en rien à ce que j'avais imaginé. Mais je me tais. Parce que je ne suis même pas sûre d'avoir la force d'admettre tout ça à voix haute. Quand je sors du cimetière, les stands au bord de la route attirent mon attention. C'est la saison des cannes à sucre. Je ne peux pas résister à l'envie d'en acheter un sa

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