Chapitre 7

915 Mots
Je me réveille à cause des chants des oiseaux qui traversent la pièce. Le soleil n’est pas encore levé, mais ma nuit est bien terminée (je suis une lève tôt). J’essaie de bouger mais je suis un peu courbaturée. Pas le genre de courbature que me procure une séance de sport, mais de délicieuses douleurs qui me rappellent ma soirée torride. JE VIENS DE PASSER LA NUIT AVEC SAMAEL CALLUM. Et quelle nuit !! Cette homme est une machine, et il est insatiable. J’ai arrêté de compter mes orgasmes au sixième, parce que j’étais trop dans les vapes pour réfléchir correctement. Cet homme manipule mon corps comme s’il le connaissait depuis toujours, comme s’il lui appartenait. Et il faut avouer que c’est un peu troublant. Je le connais depuis à peine trois jours ! Trois jours ! Et j’ai fini le deuxième dans son lit. C’est allé tellement vite que je n’ai pas eu le temps d’y réfléchir. Cette attirance que j’ai me pousse vers lui comme un aimant. Il faut que je m’éloigne.  Je me tourne et réalise que je suis seule dans son lit. J’observe toute la chambre mais aucune trace de mon beau brun. Aucun bruit ne provient de la douche non plus. J’en déduis qu’il s’est levé depuis longtemps, vu que son côté est froid. Je vais dans la salle de bain prendre rapidement une douche (je ne sais pas comment certains font pour ne pas se laver le matin), utilise un bain de bouche à défaut de ma brosse à dent, et enfile mes vêtements de la veille et mes chaussures sans ma petite culotte sale. Je me dirige vers le salon à la recherche de Samael. Je le trouve assis au bar en train de prendre tranquillement son café, tout en lisant quelque chose sur sa tablette. Il est magnifique dans ce costume beige, sa coupe de cheveux un peu mauvais garçon, et la légère barbe qui lui assombrit le visage. - Bonjour… - Bonjour Aylidia. Il se tourne vers moi avec une expression neutre. Il me dévisage de haut en bas mais ne laisse rien transparaitre. Aucune trace de l’intimité de la veille. Message reçu - Je vais y aller. Je relève le menton en une allure fière et le regarde droit dans les yeux. - Ok. Mais tu peux prendre le petit déjeuner tranquillement et après Phillips te ramènera. Il me sort ça le regard vissé sur sa tablette. Comme s’il était trop occupé pour m’accorder de l’attention. Non mais il est sérieux là ?? J’essaie de garder mon calme - Non merci. Je n’ai pas faim et je préfère prendre un taxi. Je me dirige vers la sortie quand j’entends - Ok. Merci. Pour hier. Je te recontacterai pour la prochaine fois. Je préfère que tu ne m’appelles pas. La phrase de trop ! Je reviens sur mes pas, me plante devant lui et lui balance la gifle de sa vie - Pardon ????? Non mais pardon ???? Tu crois parler à qui là ? L’une de tes prostituées ?? Tu ne prends même pas la peine d’être courtois avec moi, et qu’est-ce que tu me lances ?? JE TE RECONTACTERAI POUR LA PROCHAINE FOIS ?? Tu crois que je suis à ta disposition ?? - On n’est pas dans une relation amoureuse Aylidia. C’est totalement physique. - On n’est pas dans une relation amoureuse mais il y a un minimum de respect à accorder à l’autre !! Tu peux au moins faire l’effort d’être courtois !! C’est parce que tu as eu ce que tu voulais que tu es comme ça ? Je ne sais même pas pourquoi j’ai accepté tes conditions absurdes. Je ne suis pas comme celle que tu as fréquentées avant moi, je n’ai pas l’habitude de ce genre de relation, mais je ne devrais pas avoir l’impression d’y perdre ma dignité. Son regard est aussi froid que le mien. - Aylidia… Je l’interromps - Et c’est pas la peine de me « recontacter ». Notre relation restera strictement professionnelle comme elle aurait dû rester ! Je me dirige rapidement vers la sortie, mes talons claquant sur le sol. Lorsque je sors du bâtiment, je me retrouve face à Drew. - Bonjour Di. - Bonjour Drew. La froideur dans ma voix lui fait perdre son sourire. - Euh… Je vous ramène chez vous ? - Non merci je vais prendre un taxi. - J’insiste. Laissez-moi vous raccompagner. - J’ai dit non. Je ne devrais lui parler comme ça. Désolée de vous avoir parlé comme ça Drew. C’est juste que… J’ai besoin d’air. - C’est d’accord. Passez une bonne journée. - Merci. Vous aussi. Au revoir. - A bientôt j'espère Di. - Ne comptez pas trop là-dessus. Désolée. Bye. Il me lance un regard peiné, mais je pars avant qu'il ne puisse rajouter quelque chose. Tout est bien qui finit mal. 
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