Beaucoup trop rapidement à mon goût, il se détacha de moi. Mon regard accrocha le sien avec une intensité presque douloureuse, mes yeux brillants, mes lèvres luisantes de ma salive, ou peut-être de la sienne. Ou de la nôtre. Il ne me dominait pas seulement par sa posture ou sa force physique. C’était bien plus profond, presque viscéral. Il m’imposait sa présence par ce qu’il dégageait. Une aura sombre, magnétique, indomptable. Là, devant moi, j’avais mon homme. Celui qui m’avait fait chavirer dès le premier jour. Celui qui me faisait tomber un peu plus profondément à chaque fois que je me perdais dans ses orbes verts, dévorantes. Et dans ses yeux, je voyais tout. La lutte. L’orage intérieur. Il voulait résister, je le sentais. Il en crevait d’envie, mais il luttait contre lui-même. Moi, j


