XIII Dès le lendemain, le marquis avait pris les dispositions nécessaires pour l’enterrement d’Emma. Il avait voulu que la cérémonie fût décente, mais sans rien de plus ; surtout il avait tenu à écarter tout ce qui pouvait ressembler au tapage ou à l’apparat. Par là il avait exaspéré quelques amours-propres susceptibles : deux chanteurs qui, avec cette générosité qu’on est toujours sûr de trouver chez les artistes, ainsi que disent les réclames, « s’étaient offerts » pour se faire entendre à la messe, et un compositeur qui tenait à faire exécuter un Agnus Dei écrit spécialement par lui pour les funérales d’Emma Lajolais, cette brave camarade, ce bon cœur, etc. Ce refus du marquis avait produit un certain scandale dans le monde des théâtres, et le journal du petit Andrieu ne s’était pas


