XVIII La lettre par laquelle le marquis annonçait son arrivée à Rudemont avait produit un grand émoi au château. Que le marquis revint, cela était naturel. Mais il disait qu’il serait accompagné d’une jeune fille, sa pupille, et de l’institutrice de celle-ci ; il donnait ordre aussi de préparer les appartements du château au-dessus des siens. Qu’est-ce que cela signifiait ? Quelle était cette jeune fille ? – C’est cette Denise dont parlait la lettre, avait dit M. de Carquebut, la fille de cette ancienne maîtresse qui écrivait au marquis : « C’est pour elle que je me tourmente, c’est pour elle que je parle. » – Cela est bien évident, et il n’est pas nécessaire d’être devin pour arriver à cette conclusion. – Il n’en est pas moins vrai que pour arriver à cette conclusion, il faut avoir


