I

901 Mots

I Le soleil s’accoudait royal à un balcon pourpre de nues, semblant contempler la forêt calme qu’une onde oppressée de vent tiède précurseur de la fraîcheur crépusculaire semblait agiter d’un immense frisson frileux de beauté mûre à son déclin. L’automne mystérieux passait sur les frondaisons et, comme derrière le cheval du barbare des temps jadis, aux endroits que ses pieds de brume et de froid avaient foulés, les feuilles jaunes et flétries tombaient avec d’irréels grelottements. Les conciliabules ailés des migrateurs d’automne, comme pour échanger et transmettre le mot d’ordre général de la grande cohorte de demain, s’animaient de combe en combe avant de mourir avec le crépuscule. Roussard le lièvre, s’éveillant dans son gîte de ronces et écoutant tous ces bruits, songeait que les t

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