II

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II Dans l’alcôve de mousse sèche, et de feuilles, chaude et close, il reposait. Des heures avaient passé que le vent mesurait de son large balancier de mystère, mariant le silence et la nuit en un bourdonnement monotone, mais l’écureuil n’entendait rien. Les nuits d’automne lui étaient inconnues et hostiles, lourdes d’effroi par leur silence approfondi, leurs ténèbres angoissantes et leur fraîcheur traîtresse. Il dormait de tout son corps, les sens relâchés, les muscles détendus, la queue rabattue, quand, tout d’un coup, ses oreilles, penchées en arrière dans le relâchement musculaire du repos, ses oreilles, dernières sentinelles de sa sécurité, se redressèrent subitement de leur vie propre sans que rien d’autre en lui frémît de leur alarme. L’alarme n’était pas vaine : les pinceaux de

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