XI C’était un jour de Juillet. Après une semaine torride, dont les fermiers avaient profité pour faucher le foin, un v*****t orage s’était abattu la veille sur le canton, une trombe d’eau passagère suivie d’une petite pluie bienfaisante et douce qui avait chu toute la nuit. Dans les jardins où s’étiolaient les plantes, où les feuilles pendaient, lamentables et chiffonnées, où les fleurs séchaient, salies, une nouvelle vie semblait jaillir. Les vers, descendus dans les profondeurs, rappelés par le tambourinement de la pluie frappant le sol, remontaient en hâte les parois de leurs boyaux circulaires ; les tiges se redressaient ragaillardies, portant fièrement leurs panaches ; les fleurs se rouvraient comme si une bienfaisante blanchisseuse eût lavé et repassé leurs collerettes salies de p


