I

563 Mots

I Quand la colonne de marche des hirondelles du dernier canton des bois clairs, précédant de quelques soleils celle du premier canton des sapins, arriva à l’endroit où la ligne télégraphique quitte le blanc ruban de la route pour chevaucher l’ados herbu, jalonné de murgers, où se fait le rassemblement d’automne, il y eut, à l’arrière, un tassement et de grands cris, puis les premières poursuivirent leur route et celles de la queue s’affaissèrent comme si une invisible main eût tranché en l’effilochant cette écharpe aérienne du printemps, balayant l’azur. Sur les fils où elles s’étaient posées jadis, elles s’installèrent un instant, difficilement, embarrassées de leurs longues ailes, et, après avoir salué d’une triple salve de pépiements le reste de la colonne ailée qui gagnait vers l’ori

Lecture gratuite pour les nouveaux utilisateurs
Scanner pour télécharger l’application
Facebookexpand_more
  • author-avatar
    Écrivain
  • chap_listCatalogue
  • likeAJOUTER