VIIIJe crois bien que Catherine avait considéré d’abord comme une fantaisie toute passagère mon désir d’être initiée aux travaux de la parfaite fermière. Mais au bout de peu de temps, quand elle me vit persévérer, elle dut convenir que c’était sérieux et s’ébahit de me voir réussir fort bien toutes ces besognes qui lui semblaient incompatibles avec ma situation de « demoiselle ». – C’est que vous faites déjà mieux qu’Angelina, mademoiselle Gillette ! Est-ce croyable en un mois ! Et ça ne vous ennuie pas ? – Mais pas du tout ! Cela m’intéresse, au contraire. – Quel malheur qu’Angelina n’ait pas ces idées-là ! Elle ne parle que d’aller à la ville et elle n’a plus de goût à rien, ici. Je dis doucement : – Pourquoi l’avez-vous laissée prendre ces manières et cette tenue qui ne sont pas ce


