LVIIUne heure après, on eût trouvé la Fouine provisoirement installée dans une chambre de la caserne de gendarmerie. Comment le brigadier l’avait-il retrouvée, sur la route de Gien à Châteauneuf ? C’était toute une histoire, et cette histoire, la Fouine l’avait ainsi racontée au brigadier, lorsque, ramenée à Châteauneuf, couchée dans un bon lit, entourée de soins, elle était revenue à elle : – Ah ! mon bon monsieur Sautereau, disait-elle après avoir apaisé cette faim canine à laquelle elle avait failli succomber, sans vous je serais morte ! et morte de faim… Je suis si malheureuse. – Mais d’où venez-vous ? où allez-vous ? demanda le brigadier. – Je sors de Melun ; vous savez bien que j’avais été condamnée à dix ans de réclusion. J’ai fait mon temps. – Comment ! murmura Nicolas, il y


