CHAPITRE 7📌

3033 Mots
PDV DUC KHAÏL Je la vois s'empourprer joliment. Sasquia- Vous? Mais... qu'est-ce que vous faites ici Monsieur Le Duc. Bredouilla t-elle. HonnĂȘtement, Moi-mĂȘme je ne savais pas pourquoi j'Ă©tais revenu ici. Une indomptable envie m'avait poussĂ© Ă  revenir la chercher, une pulsion incontrĂŽlable qui me dĂ©passait et Je dĂ©testais me sentir en proie Ă  cette perturbation. Moi- Eh bien j'Ă©tais venu pour vous ramener mais dĂ©cidĂ©ment vous n'ĂȘtes pas prĂȘte pour rentrer, hum? Dis-je les yeux soudain rĂ©trĂ©cis passant mon regard sans vergogne sur ce bout de femme devant moi. Elle m'observa un moment avant de croiser ses bras sur sa poitrine ; Sasquia- Non, je suis de service cette nuit, si on peut dire ça comme ça. Bougonna t-elle. Cette tenue bleu n'Ă©tait pas sensĂ©e la mouler autant ! On avait l'impression que c'Ă©tait du sur mesure. Elle dormirait sĂ»rement ici alors je voyais lĂ  comme une petite occasion de cĂ©der Ă  cette brĂ»lante tentation. Moi- Vous avez Faim Miss Stuart ?Demandais-Je plus brutalement que je ne l'aurais voulu. Elle se recula, dĂ©concertĂ©e puis dĂ©croisa ses bras ; Moi- J'en conclus que Oui! Lui soufflais-Je ; Alors nous allons manger, et je ne veux pas vous entendre me dire Non! Elle resta sonnĂ©e quelques secondes puis lança : Sasquia- Hein? Non! Je vais manger ici, il y a une... Je la coupa agacĂ© par son refus. Moi- C'est Non nĂ©gociable! AprĂšs vous. Dis-je en allongeant mon bras vers la sortie. Elle re-fronça ses sourcils telle une gamine mĂ©contente. Sasquia- Je... je devrais peut-ĂȘtre aller me changer... Moi- Vous ĂȘtes Parfaite Comme ça. Croassais-Je plus fermement pour lui faire passer l'envie de me fuir Ă  nouveau. Elle regarda en arriĂšre une derniĂšre fois comme Ă  la recherche d'un Ă©ventuel sauveur pour empĂȘcher sa marche vers les tĂ©nĂšbres... Elle marcha Ă  une distance considĂ©rable de moi jusqu'Ă  la voiture entourĂ©e de ses bras comme une potentielle armure. J'ouvre la portiĂšre cĂŽtĂ© passager et m'Ă©carte pour la laisser entrer. Elle s'y rĂ©fugia avant que je ne la referme pour grimper Ă  mon tour devant le volant. Pour une raison qui m'Ă©chappe encore j'avais refusĂ© les services de mon chauffeur. Mais je ne me leurrais pas, je savais que Peter avait mis quelques hommes Ă  distance Pour veiller Ă  ce qu'aucun paparazzi ne m'approche. Je lance un regard de son cĂŽtĂ©, elle avait re-croisĂ© ses bras la tĂȘte tournĂ©e vers la vitre, agitant nerveusement sa jambe gauche. Je me retourne en serrant les dents, attrape mon cellulaire et Grogne quelques instructions en Russe puis raccroche pour dĂ©marrer. Un quart d'heure plus tard, je me gare sur un parking dĂ©sert assez satisfait. Je descends faire le tour pour l'ouvrir mais elle fĂ»t plus rapide et lança des regards inquiets aux alentours. Aucun signe de vie, Juste un restaurant trois Ă©toiles dressĂ© Ă  l'Ă©cart. Moi- La prochaine fois vous attendrez que je vous ouvre c'est compris ? Elle acquiesça. La prochaine fois ? Je comptais Ă  ce qu'il y ait une prochaine fois ? Du moins je crois que je l'espĂšrerait sans trop m'en rendre compte. Je pose ma main sur son dos pour la guider mais elle se raidit et se dĂ©colla de ma paume Ă  une vitesse et agilitĂ© dĂ©concertante. On pĂ©nĂštre dans le restau tout aussi dĂ©sert que l'extĂ©rieur. Je lui tire galamment la chaise pour qu'elle s'y mette non sans hĂ©siter. Je prends place Ă  mon tour. Moi- DĂ©tendez-vous Miss Stuart vous ne risquez rien. Sasquia- Il n'y a personne d'autre ici, ce n'est pas rassurant. Remarqua t-elle. Le maĂźtre des lieux s'approcha au mĂȘme moment exĂ©cutant une rapide rĂ©vĂ©rence. Moi- Comme d'habitude Giorgio, et trouvez une boisson sans alcool pour la Demoiselle s'il vous plaĂźt. Il se retourna vers Elle en affichant un sourire poli ; Giorgio- Et vous Mademoiselle ? Moi - Elle va prendre la mĂȘme chose ! DĂ©clarais-Je si rapidement qu'elle resta bouche bĂ©ante. Giorgio disparu la seconde d'aprĂšs pour se rĂ©fugier dans ses cuisines. Moi- Giorgio prĂ©pare les meilleures spĂ©cialitĂ©s italiennes qui soient ! Elle se pinça la lĂšvre. Moi- Et pour rĂ©pondre Ă  ta prĂ©occupation, il n'y a personne d'autre Parce que J'aime le calme ! Grognais-Je. Sasquia- Vous... vous avez louĂ© ce Restaurant ? Me demanda t-elle en Ă©carquillant les yeux, dĂ©voilant ses iris Électriques. Moi- Si je vous dis que Non, vous arrĂȘterez de vous tirer les doigts ? Dis-Je en remarquant qu'elle martyrisait malgrĂ© elle ses pauvres doigts fins et blancs. Elle arrĂȘta soudain et fixa sa main comme si elle ne lui appartenait pas puis les baissa et les cachant sous la table arborant un sourire de façade maladroit et nerveux. Moi- Oui, J'ai fais en sorte que personne ne s'y trouve quand j'arriverai, mon personnel est trĂšs efficace et Giorgio me connais depuis des annĂ©es. Je me rapproche un peu plus de la table pour la maintenir Captive de mon regard; Et comme je vous l'ai dit Miss Stuart, J'aime le calme ! Elle se recula me regardant Ă  l'oblique. Giorgio s'approcha juste aprĂšs et nous dĂ©posa nos plats respectifs ; J'observe sa rĂ©action devant ces plats qu'elle ne connaissait sĂ»rement pas. Et devant sa mine Confuse, Giorgio voulu les lui prĂ©senter avant que je ne le coupe. Il disposa les fesses en feu Ă  cause de mon regard assassin. Moi- Alors Miss Stuart, vous reconnaissez quelque chose ? Sasquia- Non. RĂ©pondĂźt-elle timidement; Je n'avais encore jamais mangĂ© italien. Moi- Alors on va y remĂ©dier. À ta gauche tu as le premier plat : Risotto allĂ  milanese, et Ă  ta droite Agnolatti , Ça c'est du risotto Ă  base de fruit de mer, et ici tu as du bruschetta et des spaghetti bolognaise. Elle m'Ă©coutait attentivement comme si elle suivais un cours et pendant toute ma prĂ©sentation je n'ai pas cessĂ© de regarder son visage si innocent, si Ă©nigmatique, si magnifique! Sasquia- Vou ĂȘtes Russe Ă  ma connaissance, comment ça se fait que vous en saviez autant sur la cuisine italienne? Me demanda t-elle aprĂšs avoir relevĂ© son visage et ses yeux hĂ©sitant sur moi. Je ravale une sourde colĂšre qui n'avait pas lieu d'ĂȘtre pour lui rĂ©pondre de la maniĂšre la plus impassible qui soit : Moi- Parce qu'une personne trĂšs importante m'a appris Ă  savourer dans chaque bouchĂ©e l'Italie dans toute sa splendeur. Elle me fixe sans mot-dire et tient sa fourchette en repoussant couteau et cuillĂšre. Sasquia- C’est extrĂȘmement gĂȘnant de me retrouver seule ici ... avec vous et en plus je suis en tenue bleu. Moi- Vous ĂȘtes gĂȘnĂ©e Parce que je suis un homme ou parce que je suis un Duc ? Croassais-Je. Sasquia- Les deux, je crois. Moi- Ne me dites pas que vous allez vous enfuir en courant ? Sasquia- Non, non bien sĂ»r que non. Autant de « Non » ne pouvait que confirmer mes dires, elle rĂȘverait s'enfuir en courant. Sasquia- Et puis de toute façon mĂȘme si l'envie me prenait, je ne retrouverai jamais mon chemin. Je ne sais pas dans quel coin vous m’avez traĂźnĂ©. Ajouta t-elle en lançant un regard Ă  l'extĂ©rieur plongĂ© dans le noir. J'eus un rictus de satisfaction. Moi- Parfait ! Maintenant mangez. Elle fronça de nouveau ses sourcils. Sasquia- Est-ce un ordre Monsieur Le Duc ? Moi- Et si ç'en Ă©tait un? Dis-je en croisant mes bras sur la table garnie puis la fixa plus intensĂ©ment. Sasquia- Eh bien je... Moi- Ne soyez pas ridicule, mangez ! La coupais-Je fermement. Elle bouda quelques secondes puis enfin pris une bouchĂ©e, puis une autre... Satisfait, je m'y mets aussi. Le silence Ă©tait roi, et pas une seule seconde elle ne releva son visage, ce qui m'arracha un grognement sourd. Moi- Que faites-vous Ă  l'hĂŽpital ? Elle releva enfin son visage et Je puis remarquer qu'elle avait un bout de riz au coin des lĂšvres. Alors j'avance mon visage un peu plus et la vĂźt reculer le sien puis pris son menton et Ă  l'aide de mon annulaire et auriculaire, retira le bout de fĂ©culant. Elle vira au rouge l'instant d'aprĂšs et se saisĂźt d'une serviette pour s'essuyer la bouche affreusement mal Ă  l'aise. Moi- Juste un bout de Riz coincĂ© au coin de vos jolies petites lĂšvres. Je ne vous veux aucun mal. DĂ©clarais-Je amusĂ© par son embarras. Sasquia- Oh mon Dieu... J'aurais presque ri si elle n'Ă©tait pas si gĂȘnĂ©e. Moi- Vous n'avez pas rĂ©pondu Ă  ma question Miss Stuart. Sasquia- votre ques... oh oui eh bien je poursuis ma deuxiĂšme annĂ©e d’internat en cardiologie. Mais ça vous devriez le savoir puisque rien ne vous Ă©chappe. Me titilla t’elle. Je souris face Ă  sa derniĂšre remarque. Moi- Effectivement, mais j'aimerai connaĂźtre vos motivations. Sasquia- À l'Orp... Elle s'arrĂȘta soudain. Sasquia- Je veux dire, une... une personne qui m'Ă©tais trĂšs vitale est morte d'une crise cardiaque et par manque de cardiologues spĂ©cialisĂ©s elle n'a jamais pu avoir les meilleurs soins. Elle recommença Ă  se tortiller les doigts comme inconsciemment. Conscient que je venais peut-ĂȘtre de lui rappeler des souvenirs douloureux, L'arrivĂ©e de Giorgio avec le dessert me donna l'occasion de dĂ©vier la conversation. Moi- Gelato ! L'authentique glace italienne, goĂ»tez-en, Je suis sĂ»r que vous allez en raffoler Miss Stuart. Elle ne bougea pas continuant Ă  se tortiller les doigts, alors je prends la petite cuillĂšre en argent avec une quantitĂ© raisonnable et la rapprocha de ses lĂšvres. Ce geste me surprĂźt moi-mĂȘme Ă©tant donnĂ© que je n'ai jamais donnĂ© Ă  manger Ă  une femme. Jamais. Elle hĂ©sita avant d'ouvrir la bouche et savourer le goĂ»t les yeux pĂ©tillants comme une gamine. Sasquia- C'est... trop bon. Moi- Ravi que cela vous plaise Miss Stuart. Elle dĂ©gusta sa glace tandis que je prenais une gorgĂ©e de mon cafĂ© ignorant les appels de Peter, j'en comptais dix-sept. Elle se lĂ©cha la lĂšvre sans savoir que ce geste me rendĂźt fou. Je rappelle Giorgio et lui demande d'emballer des Bruschetta Ă  emporter. Une fois la note rĂ©glĂ©e, je l'aide Ă  se relever malgrĂ© sa rĂ©ticence et lui ouvre la portiĂšre avant de m'engouffrer Ă  mon tour dans la voiture et dĂ©marrer. Moi- Je vous trouve beaucoup moins bavarde que le jour oĂč vous m'avez confrontĂ© au tribunal Miss Stuart. Sasquia- C'Ă©tait une erreur, je n'aurai pas dĂ», excusez-moi. Lança t'elle Ă  la hĂąte, beaucoup trop vite pour ĂȘtre sincĂšre. Moi- C'est trop facile ! Il y’a t-il une raison Ă  ce changement d'attitude ? Sasquia- Vous ĂȘtes dĂ©sormais Le patron d'Elisa, je ne veux pas que ma conduite affecte son travail je ne me le pardonnerai pas. Elle regardait droit devant elle, mains croisĂ©es sur Ses cuisses. Moi- Vous croyez que je ferai payer votre Ă©cart de conduite Ă  votre amie ? Croassais-Je. Une sourde colĂšre prenait forme. Sasquia- On dit de vous que vous ĂȘtes impitoyable, je... je ne veux pas qu'Ă  cause de moi Elisa soit une victime. Je crois que prĂ©fĂ©rai quand je roulais silencieusement, l'envie d'entendre encore sa douce voix avait eu raison de moi pour enfin me balancer Ă  la figure l'image que je m'Ă©tais forgĂ©e. En temps normal j'aurais dĂ» en ĂȘtre satisfait, mais l'entendre de sa bouche Ă©tait beaucoup trop diffĂ©rent, amer, et il n'y avait rien de satisfaisant lĂ  dedans. Pourtant je ne pouvais ignorer l'image que je renvoyais. Je ne pouvais renier qui j'Ă©tais. Je m'arrĂȘte devant l'hĂŽpital central et l’empĂȘche d'ouvrir la portiĂšre. Moi- Qu'est-ce que j'ai dis tout Ă  l'heure ? Grondais-Je. Elle jeta un coup d'Ɠil Ă  sa main disparue dans la mienne puis rĂ©pondĂźt : Sasquia- Je... je peux l'ouvrir toute seule vous savez ? Ça ne me dĂ©range pas. Je claque la langue irritĂ©. Moi- Faux! Ce n'est pas ce que j'ai dis. Elle roula ses yeux puis se remĂźt correctement sur son siĂšge. Satisfait, je sors pour lui ouvrir. Sasquia- Merci pour le dĂźner monsieur le Duc, vous n'Ă©tiez pas obligĂ© j'... Moi- Contentez-vous de me remercier tout simplement. Elle sourit lĂ©gĂšrement s'entourant de ses bras. Je prends le paquet Ă  l'arriĂšre et le lui tendit. Elle fit les gros yeux. Moi- Il serait dommage que vous ayez faim au beau milieu de la nuit. Sasquia- Mais, ce n'est pas nĂ©cessaire Monsieur Le Duc, je me suis assez gavĂ©, de plus je vous ai dit pour la cantine je crois que... Moi- Ne discutez pas, prenez ça et faites moi votre plus beau sourire. Elle voulu rĂ©sister mais ma mine sĂ©vĂšre l'en dissuada alors elle le saisĂźt et murmura un faible « Merci » et se retourna avant que je ne saisisse sa main. Moi- Vous avez oubliĂ© de sourire Miss Stuart. Sasquia- Quoi, Vous plaisantez Monsieur le Duc ? Dit-elle. Moi- Ai-je l'air de quelqu'un qui a le sens de l'humour ? Elle battĂźt Ă©nergiquement des paupiĂšres et me fit un sourire hĂ©sitant et nerveux. Je la relĂąche aprĂšs. Moi- Bon courage Miss Stuart. Sasquia- Merci, Monsieur Le Duc.. Elle se retourna et gravĂźt les marches Ă  toute vitesse puis se rĂ©fugia Ă  l'intĂ©rieur comme si elle avait le diable Ă  ses trousses. Ce qui arriverait sĂ»rement... Je rentre dans la voiture et dĂ©croche violemment. "Appel tĂ©lĂ©phonique :" "Moi- Peter! Grognais-Je Ă©nervĂ© tellement il n'avait pas cessĂ© d'appeler et ça en devenait irritant." "...- RatĂ© votre grĂące." Je reconnus cette voix familiĂšre et je me calma. "Moi- dĂ©solĂ© mon vieux, je suis un peu sur les nerfs, et pas de formalitĂ©s entre nous tu le sais." "...- J'ai appris que tu Ă©tais encore en ville ?" "Moi- La presse?" "...- Oui." "Moi- Pourquoi ne pas me le demander directement !" "...- Tu es un homme trĂšs occupĂ© MikhaĂŻl." "Moi- Tu aurais dĂ» m'appeler ! Insistais-Je." "...- Tu ne peux pas m'en vouloir." "Moi- Bien sĂ»r que non." "...- Passe Ă  la maison ce week-end avant ton dĂ©part pour dĂźner, on serait honorĂ© de te recevoir." "Moi- HonorĂ© ? Ce n'est que moi !" "...-Toi qu'on ne voit que trĂšs rarement, pour ne pas dire jamais." PiquĂ© de m'ĂȘtre autant Ă©loignĂ©, j'inspire un grand coup avant de lui certifier : "Moi- Je serai lĂ  !" "...-Nous t'attendrons mon frĂšre, Bonne nuit." Je raccroche et redĂ©marre aprĂšs un dernier coup d'Ɠil en direction du centre. Il fallait que je m'Ă©loigne de cette fleur avant de La faner ... _____________ PDV SASQUIA Je me dirige vers la petite cantine du centre aprĂšs avoir repris mon souffle. J'Ă©tais Ă  mille lieu d'imaginer cette soirĂ©e en me rĂ©veillant ce matin. Un fin sourire peignĂźt mes lĂšvres. Mais quelle idiote ! Alejandro- Hey Sasquia tu.. tu es fĂąchĂ©e aprĂšs moi ? Lança t-il d'une voix mal assurĂ©e. Je ferme briĂšvement mes yeux. Moi- Me suis-je dĂ©jĂ  fĂąchĂ© aprĂšs toi? Alejandro- Oui, des tas de fois. En effet ce n'Ă©tait pas la bonne question. Moi- Et Suis-je dĂ©jĂ  restĂ© fĂąchĂ©e aprĂšs toi? Il me sourit. Alejandro- Non, parce que je suis irrĂ©sistible. Je roule mes yeux. Moi- VoilĂ  ! J'avais juste trop de travail avec Aubrey, je n'ai rien contre toi. Le rassurais-Je en prenant place sur un banc vide. Alejandro- Je me disais qu’on pourrait... Il fut coupĂ© par deux sauterelles excitĂ©es. Claire- Oh vous ĂȘtes lĂ  ! Isa- HĂ© qu'est-ce que tu as lĂ  Sasquia? Moi- C'est ... Je n’eus pas le temps de finir elle me l'arracha presque. Isa- Hum, ça m’a l'air appĂ©tissant. Dit-elle Ă  l'attente du feu vert. Moi- C'est bon servez-vous ! Isa- Ça vient de ce bel homme avec qui tu es sortie tout Ă  l'heure ? Lança t'elle me prenant de court. Moi- Hein? Isa- Si tu l'avais vu Claire ! Dit-elle rĂȘveuse; Il est beau Ă  damner une nonne ! Elle s'entendait parler? Moi- Isa! L'interpellais-Je. Isa- Quoi il est pas magnifique ? Oh il est si attirant si Bien foutu j'en bave. Claire- Alejandro, tu as du souci Ă  te faire. Isa- Ah ça oui. Sans un mot, Alejandro se leva et disparu derriĂšre les grandes portes en verre. Et crotte ! Claire- Je crois que tu l’as vexĂ© Isa. Moi- Vous ne savez pas tenir votre langue ? Grinçais-Je. Isa- Mais de toute façon il sait trĂšs bien qu'il n'a aucune chance et... Moi- ÇA CE N'EST PAS À VOUS D'EN DÉCIDER ! Bon sang ! Hurlais-Je puis me leva en alertant toute la salle. Puis disparais Ă  mon tour. Je vois Alejandro se laver les mains alors j'en profite et viens l'enlacer par derriĂšre enfouissant ma tĂȘte sur son Ă©paule. Clairement il ne s'y attendait pas. Alejandro- Sasquia? Mais qu'est-ce que tu... Moi- Tu sais trĂšs bien que je n'ai aucun prince charmant hum? Et ça n'existe mĂȘme pas. Je le serre encore plus. Alejandro- J'ai l'air stupide Ă  ce point? Moi- Tu n'a pas idĂ©e! Il sourit faiblement savourant cette proximitĂ©. Alejandro- Tu m'as semblĂ© bien jalouse quand Isa parlait du fameux homme. Moi- Hein? Quoi? Mais n'importe quoi! Je le lĂącha. Moi- Ce n'est pas mon... ce que vous pensez! Et en plus tu ne devrais pas suivre Isa, tu sais trĂšs bien qu'elle est lĂ©gĂšrement dĂ©rangĂ©e ce criquet ! Je passe devant lui et me lave les mains Ă  mon tour. Mon chignon craqua et mes cheveux retombĂšrent. Alejandro passa ses mains sur mon front et les ramena pour me refaire un chignon. Moi- LĂąche ma criniĂšre Alejandrooooo! Alejandro- ArrĂȘte de gigoter comme ça. Moi- Lùùùùùche! Je ne sais pas oĂč tes mains on traĂźnĂ© Alejandro. Il rit fortement. Alejandro- Tu abuses, je viens de les laver je te signale. Moi- Je m'en fou dĂ©gage-les ! La situation l'amusa, et le retrouver rire me fit un bien fou. Il ne semblait plus aussi dĂ©vastĂ© ce qui me rassura. Alejandro- Attends, reste tranquille. Mais quelqu'un vĂźnt casser l'ambiance : Kendrick- Vous vous croyez Ă  la foire ? Kendrick! Pervers certifiĂ©. La trentaine, plutĂŽt grand, cheveux courts. Ancien champion olympique, il avait gardĂ© le physique. GynĂ©cologue prĂ©tentieux avec un regard malsain. On se retourne presque en mĂȘme temps sans pour autant que Alejando me lĂąche les cheveux. Il nous dĂ©visagea quelques minutes puis s'en alla. Alejandro- Lui aussi a le bĂ©guin pour toi. Lança t'il comme une douloureuse confession. Moi- Tu cherche Ă  me dĂ©goĂ»ter ? Parce que c'est rĂ©ussi j'ai des hauts-Le-CƓur maintenant ! Il ne dis rien et finĂźt de rĂ©aliser mon chignon... si on peut appeler ça comme ça. c'Ă©tait encore pire que ce que moi je faisais. Mais j'apprĂ©ciais qu'il l'ait fait. Moi- Allez viens ! Alejandro - Je te suivrais partout Ma Belle. DĂ©clara t'il en fermant ses yeux, alors j'en profita pour lui donner une tape sur la nuque. Alejandro- Mais AĂŻe pourquoi t'as fais ça. Se plaint-il en se grattant la zone sensible. Moi- Pour que tu reprennes tes esprits mon mignon, maintenant que c'est fait on va pouvoir y aller ! Alejandro- Tu me trouve mignon alors ? Moi- Aussi mignon qu'un chaton. Dis-je en mimant un chaton. Si de l'extĂ©rieur je semblais apaisĂ©e, Il n'en Ă©tait rien. Le Duc embrumait mes pensĂ©es ; Et si la sombre histoire de sa lignĂ©e que je ne connaissais pas semblait faire froid dans le dos, Lui-mĂȘme donnait des sueurs froides en un simple regard. Il semblait inhumain, insensible et fĂ©roce. De quoi se mĂ©fier. Pourtant, malgrĂ© la peur qu'il m'inspirais, il y'avait autre chose, quelque chose d'indĂ©finissable, de dangereux et d'attirant. ______________
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