PDV DUC KHAĂL
Je la vois s'empourprer joliment.
Sasquia- Vous? Mais... qu'est-ce que vous faites ici Monsieur Le Duc. Bredouilla t-elle.
HonnĂȘtement, Moi-mĂȘme je ne savais pas pourquoi j'Ă©tais revenu ici.
Une indomptable envie m'avait poussé à revenir la chercher, une pulsion incontrÎlable qui me dépassait et Je détestais me sentir en proie à cette perturbation.
Moi- Eh bien j'Ă©tais venu pour vous ramener mais dĂ©cidĂ©ment vous n'ĂȘtes pas prĂȘte pour rentrer, hum? Dis-je les yeux soudain rĂ©trĂ©cis passant mon regard sans vergogne sur ce bout de femme devant moi.
Elle m'observa un moment avant de croiser ses bras sur sa poitrine ;
Sasquia- Non, je suis de service cette nuit, si on peut dire ça comme ça. Bougonna t-elle.
Cette tenue bleu n'était pas sensée la mouler autant ! On avait l'impression que c'était du sur mesure.
Elle dormirait sûrement ici alors je voyais là comme une petite occasion de céder à cette brûlante tentation.
Moi- Vous avez Faim Miss Stuart ?Demandais-Je plus brutalement que je ne l'aurais voulu.
Elle se recula, déconcertée puis décroisa ses bras ;
Moi- J'en conclus que Oui! Lui soufflais-Je ; Alors nous allons manger, et je ne veux pas vous entendre me dire Non!
Elle resta sonnée quelques secondes puis lança :
Sasquia- Hein? Non! Je vais manger ici, il y a une...
Je la coupa agacé par son refus.
Moi- C'est Non négociable! AprÚs vous. Dis-je en allongeant mon bras vers la sortie.
Elle re-fronça ses sourcils telle une gamine mécontente.
Sasquia- Je... je devrais peut-ĂȘtre aller me changer...
Moi- Vous ĂȘtes Parfaite Comme ça. Croassais-Je plus fermement pour lui faire passer l'envie de me fuir Ă nouveau.
Elle regarda en arriĂšre une derniĂšre fois comme Ă la recherche d'un Ă©ventuel sauveur pour empĂȘcher sa marche vers les tĂ©nĂšbres...
Elle marcha à une distance considérable de moi jusqu'à la voiture entourée de ses bras comme une potentielle armure.
J'ouvre la portiÚre cÎté passager et m'écarte pour la laisser entrer. Elle s'y réfugia avant que je ne la referme pour grimper à mon tour devant le volant.
Pour une raison qui m'échappe encore j'avais refusé les services de mon chauffeur. Mais je ne me leurrais pas, je savais que Peter avait mis quelques hommes à distance Pour veiller à ce qu'aucun paparazzi ne m'approche.
Je lance un regard de son cĂŽtĂ©, elle avait re-croisĂ© ses bras la tĂȘte tournĂ©e vers la vitre, agitant nerveusement sa jambe gauche.
Je me retourne en serrant les dents, attrape mon cellulaire et Grogne quelques instructions en Russe puis raccroche pour démarrer.
Un quart d'heure plus tard, je me gare sur un parking désert assez satisfait.
Je descends faire le tour pour l'ouvrir mais elle fût plus rapide et lança des regards inquiets aux alentours. Aucun signe de vie, Juste un restaurant trois étoiles dressé à l'écart.
Moi- La prochaine fois vous attendrez que je vous ouvre c'est compris ?
Elle acquiesça.
La prochaine fois ? Je comptais Ă ce qu'il y ait une prochaine fois ? Du moins je crois que je l'espĂšrerait sans trop m'en rendre compte.
Je pose ma main sur son dos pour la guider mais elle se raidit et se décolla de ma paume à une vitesse et agilité déconcertante.
On pénÚtre dans le restau tout aussi désert que l'extérieur.
Je lui tire galamment la chaise pour qu'elle s'y mette non sans hésiter. Je prends place à mon tour.
Moi- Détendez-vous Miss Stuart vous ne risquez rien.
Sasquia- Il n'y a personne d'autre ici, ce n'est pas rassurant. Remarqua t-elle.
Le maĂźtre des lieux s'approcha au mĂȘme moment exĂ©cutant une rapide rĂ©vĂ©rence.
Moi- Comme d'habitude Giorgio, et trouvez une boisson sans alcool pour la Demoiselle s'il vous plaĂźt.
Il se retourna vers Elle en affichant un sourire poli ;
Giorgio- Et vous Mademoiselle ?
Moi - Elle va prendre la mĂȘme chose ! DĂ©clarais-Je si rapidement qu'elle resta bouche bĂ©ante.
Giorgio disparu la seconde d'aprÚs pour se réfugier dans ses cuisines.
Moi- Giorgio prépare les meilleures spécialités italiennes qui soient !
Elle se pinça la lÚvre.
Moi- Et pour répondre à ta préoccupation, il n'y a personne d'autre Parce que J'aime le calme ! Grognais-Je.
Sasquia- Vous... vous avez louĂ© ce Restaurant ? Me demanda t-elle en Ă©carquillant les yeux, dĂ©voilant ses iris Ălectriques.
Moi- Si je vous dis que Non, vous arrĂȘterez de vous tirer les doigts ? Dis-Je en remarquant qu'elle martyrisait malgrĂ© elle ses pauvres doigts fins et blancs.
Elle arrĂȘta soudain et fixa sa main comme si elle ne lui appartenait pas puis les baissa et les cachant sous la table arborant un sourire de façade maladroit et nerveux.
Moi- Oui, J'ai fais en sorte que personne ne s'y trouve quand j'arriverai, mon personnel est trÚs efficace et Giorgio me connais depuis des années. Je me rapproche un peu plus de la table pour la maintenir Captive de mon regard; Et comme je vous l'ai dit Miss Stuart, J'aime le calme !
Elle se recula me regardant Ă l'oblique.
Giorgio s'approcha juste aprÚs et nous déposa nos plats respectifs ;
J'observe sa réaction devant ces plats qu'elle ne connaissait sûrement pas. Et devant sa mine Confuse, Giorgio voulu les lui présenter avant que je ne le coupe. Il disposa les fesses en feu à cause de mon regard assassin.
Moi- Alors Miss Stuart, vous reconnaissez quelque chose ?
Sasquia- Non. Répondßt-elle timidement; Je n'avais encore jamais mangé italien.
Moi- Alors on va y remĂ©dier. Ă ta gauche tu as le premier plat : Risotto allĂ milanese, et Ă ta droite Agnolatti , Ăa c'est du risotto Ă base de fruit de mer, et ici tu as du bruschetta et des spaghetti bolognaise. Elle m'Ă©coutait attentivement comme si elle suivais un cours et pendant toute ma prĂ©sentation je n'ai pas cessĂ© de regarder son visage si innocent, si Ă©nigmatique, si magnifique!
Sasquia- Vou ĂȘtes Russe Ă ma connaissance, comment ça se fait que vous en saviez autant sur la cuisine italienne? Me demanda t-elle aprĂšs avoir relevĂ© son visage et ses yeux hĂ©sitant sur moi.
Je ravale une sourde colĂšre qui n'avait pas lieu d'ĂȘtre pour lui rĂ©pondre de la maniĂšre la plus impassible qui soit :
Moi- Parce qu'une personne trÚs importante m'a appris à savourer dans chaque bouchée l'Italie dans toute sa splendeur.
Elle me fixe sans mot-dire et tient sa fourchette en repoussant couteau et cuillĂšre.
Sasquia- Câest extrĂȘmement gĂȘnant de me retrouver seule ici ... avec vous et en plus je suis en tenue bleu.
Moi- Vous ĂȘtes gĂȘnĂ©e Parce que je suis un homme ou parce que je suis un Duc ? Croassais-Je.
Sasquia- Les deux, je crois.
Moi- Ne me dites pas que vous allez vous enfuir en courant ?
Sasquia- Non, non bien sûr que non.
Autant de « Non » ne pouvait que confirmer mes dires, elle rĂȘverait s'enfuir en courant.
Sasquia- Et puis de toute façon mĂȘme si l'envie me prenait, je ne retrouverai jamais mon chemin. Je ne sais pas dans quel coin vous mâavez traĂźnĂ©. Ajouta t-elle en lançant un regard Ă l'extĂ©rieur plongĂ© dans le noir.
J'eus un rictus de satisfaction.
Moi- Parfait ! Maintenant mangez.
Elle fronça de nouveau ses sourcils.
Sasquia- Est-ce un ordre Monsieur Le Duc ?
Moi- Et si ç'en était un? Dis-je en croisant mes bras sur la table garnie puis la fixa plus intensément.
Sasquia- Eh bien je...
Moi- Ne soyez pas ridicule, mangez ! La coupais-Je fermement.
Elle bouda quelques secondes puis enfin pris une bouchée, puis une autre...
Satisfait, je m'y mets aussi.
Le silence était roi, et pas une seule seconde elle ne releva son visage, ce qui m'arracha un grognement sourd.
Moi- Que faites-vous Ă l'hĂŽpital ?
Elle releva enfin son visage et Je puis remarquer qu'elle avait un bout de riz au coin des lÚvres. Alors j'avance mon visage un peu plus et la vßt reculer le sien puis pris son menton et à l'aide de mon annulaire et auriculaire, retira le bout de féculant.
Elle vira au rouge l'instant d'aprĂšs et se saisĂźt d'une serviette pour s'essuyer la bouche affreusement mal Ă l'aise.
Moi- Juste un bout de Riz coincé au coin de vos jolies petites lÚvres. Je ne vous veux aucun mal. Déclarais-Je amusé par son embarras.
Sasquia- Oh mon Dieu...
J'aurais presque ri si elle n'Ă©tait pas si gĂȘnĂ©e.
Moi- Vous n'avez pas répondu à ma question Miss Stuart.
Sasquia- votre ques... oh oui eh bien je poursuis ma deuxiĂšme annĂ©e dâinternat en cardiologie. Mais ça vous devriez le savoir puisque rien ne vous Ă©chappe. Me titilla tâelle.
Je souris face Ă sa derniĂšre remarque.
Moi- Effectivement, mais j'aimerai connaĂźtre vos motivations.
Sasquia- Ă l'Orp...
Elle s'arrĂȘta soudain.
Sasquia- Je veux dire, une... une personne qui m'étais trÚs vitale est morte d'une crise cardiaque et par manque de cardiologues spécialisés elle n'a jamais pu avoir les meilleurs soins.
Elle recommença à se tortiller les doigts comme inconsciemment.
Conscient que je venais peut-ĂȘtre de lui rappeler des souvenirs douloureux, L'arrivĂ©e de Giorgio avec le dessert me donna l'occasion de dĂ©vier la conversation.
Moi- Gelato ! L'authentique glace italienne, goûtez-en, Je suis sûr que vous allez en raffoler Miss Stuart.
Elle ne bougea pas continuant à se tortiller les doigts, alors je prends la petite cuillÚre en argent avec une quantité raisonnable et la rapprocha de ses lÚvres.
Ce geste me surprĂźt moi-mĂȘme Ă©tant donnĂ© que je n'ai jamais donnĂ© Ă manger Ă une femme.
Jamais.
Elle hésita avant d'ouvrir la bouche et savourer le goût les yeux pétillants comme une gamine.
Sasquia- C'est... trop bon.
Moi- Ravi que cela vous plaise Miss Stuart.
Elle dégusta sa glace tandis que je prenais une gorgée de mon café ignorant les appels de Peter, j'en comptais dix-sept.
Elle se lécha la lÚvre sans savoir que ce geste me rendßt fou.
Je rappelle Giorgio et lui demande d'emballer des Bruschetta Ă emporter.
Une fois la note réglée, je l'aide à se relever malgré sa réticence et lui ouvre la portiÚre avant de m'engouffrer à mon tour dans la voiture et démarrer.
Moi- Je vous trouve beaucoup moins bavarde que le jour oĂč vous m'avez confrontĂ© au tribunal Miss Stuart.
Sasquia- C'Ă©tait une erreur, je n'aurai pas dĂ», excusez-moi. Lança t'elle Ă la hĂąte, beaucoup trop vite pour ĂȘtre sincĂšre.
Moi- C'est trop facile ! Il yâa t-il une raison Ă ce changement d'attitude ?
Sasquia- Vous ĂȘtes dĂ©sormais Le patron d'Elisa, je ne veux pas que ma conduite affecte son travail je ne me le pardonnerai pas.
Elle regardait droit devant elle, mains croisées sur Ses cuisses.
Moi- Vous croyez que je ferai payer votre écart de conduite à votre amie ? Croassais-Je.
Une sourde colĂšre prenait forme.
Sasquia- On dit de vous que vous ĂȘtes impitoyable, je... je ne veux pas qu'Ă cause de moi Elisa soit une victime.
Je crois que préférai quand je roulais silencieusement, l'envie d'entendre encore sa douce voix avait eu raison de moi pour enfin me balancer à la figure l'image que je m'étais forgée.
En temps normal j'aurais dĂ» en ĂȘtre satisfait, mais l'entendre de sa bouche Ă©tait beaucoup trop diffĂ©rent, amer, et il n'y avait rien de satisfaisant lĂ dedans. Pourtant je ne pouvais ignorer l'image que je renvoyais.
Je ne pouvais renier qui j'étais.
Je m'arrĂȘte devant l'hĂŽpital central et lâempĂȘche d'ouvrir la portiĂšre.
Moi- Qu'est-ce que j'ai dis tout Ă l'heure ? Grondais-Je.
Elle jeta un coup d'Ćil Ă sa main disparue dans la mienne puis rĂ©pondĂźt :
Sasquia- Je... je peux l'ouvrir toute seule vous savez ? Ăa ne me dĂ©range pas.
Je claque la langue irrité.
Moi- Faux! Ce n'est pas ce que j'ai dis.
Elle roula ses yeux puis se remĂźt correctement sur son siĂšge.
Satisfait, je sors pour lui ouvrir.
Sasquia- Merci pour le dßner monsieur le Duc, vous n'étiez pas obligé j'...
Moi- Contentez-vous de me remercier tout simplement.
Elle sourit légÚrement s'entourant de ses bras. Je prends le paquet à l'arriÚre et le lui tendit.
Elle fit les gros yeux.
Moi- Il serait dommage que vous ayez faim au beau milieu de la nuit.
Sasquia- Mais, ce n'est pas nécessaire Monsieur Le Duc, je me suis assez gavé, de plus je vous ai dit pour la cantine je crois que...
Moi- Ne discutez pas, prenez ça et faites moi votre plus beau sourire.
Elle voulu résister mais ma mine sévÚre l'en dissuada alors elle le saisßt et murmura un faible « Merci » et se retourna avant que je ne saisisse sa main.
Moi- Vous avez oublié de sourire Miss Stuart.
Sasquia- Quoi, Vous plaisantez Monsieur le Duc ? Dit-elle.
Moi- Ai-je l'air de quelqu'un qui a le sens de l'humour ?
Elle battßt énergiquement des paupiÚres et me fit un sourire hésitant et nerveux. Je la relùche aprÚs.
Moi- Bon courage Miss Stuart.
Sasquia- Merci, Monsieur Le Duc..
Elle se retourna et gravßt les marches à toute vitesse puis se réfugia à l'intérieur comme si elle avait le diable à ses trousses.
Ce qui arriverait sûrement...
Je rentre dans la voiture et décroche violemment.
"Appel téléphonique :"
"Moi- Peter! Grognais-Je énervé tellement il n'avait pas cessé d'appeler et ça en devenait irritant."
"...- Raté votre grùce."
Je reconnus cette voix familiĂšre et je me calma.
"Moi- désolé mon vieux, je suis un peu sur les nerfs, et pas de formalités entre nous tu le sais."
"...- J'ai appris que tu étais encore en ville ?"
"Moi- La presse?"
"...- Oui."
"Moi- Pourquoi ne pas me le demander directement !"
"...- Tu es un homme trÚs occupé Mikhaïl."
"Moi- Tu aurais dĂ» m'appeler ! Insistais-Je."
"...- Tu ne peux pas m'en vouloir."
"Moi- Bien sûr que non."
"...- Passe à la maison ce week-end avant ton départ pour dßner, on serait honoré de te recevoir."
"Moi- Honoré ? Ce n'est que moi !"
"...-Toi qu'on ne voit que trĂšs rarement, pour ne pas dire jamais."
PiquĂ© de m'ĂȘtre autant Ă©loignĂ©, j'inspire un grand coup avant de lui certifier :
"Moi- Je serai lĂ !"
"...-Nous t'attendrons mon frĂšre, Bonne nuit."
Je raccroche et redĂ©marre aprĂšs un dernier coup d'Ćil en direction du centre.
Il fallait que je m'éloigne de cette fleur avant de La faner ...
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PDV SASQUIA
Je me dirige vers la petite cantine du centre aprÚs avoir repris mon souffle. J'étais à mille lieu d'imaginer cette soirée en me réveillant ce matin. Un fin sourire peignßt mes lÚvres.
Mais quelle idiote !
Alejandro- Hey Sasquia tu.. tu es fùchée aprÚs moi ? Lança t-il d'une voix mal assurée.
Je ferme briĂšvement mes yeux.
Moi- Me suis-je déjà fùché aprÚs toi?
Alejandro- Oui, des tas de fois.
En effet ce n'était pas la bonne question.
Moi- Et Suis-je déjà resté fùchée aprÚs toi?
Il me sourit.
Alejandro- Non, parce que je suis irrésistible.
Je roule mes yeux.
Moi- VoilĂ ! J'avais juste trop de travail avec Aubrey, je n'ai rien contre toi. Le rassurais-Je en prenant place sur un banc vide.
Alejandro- Je me disais quâon pourrait...
Il fut coupé par deux sauterelles excitées.
Claire- Oh vous ĂȘtes lĂ !
Isa- HĂ© qu'est-ce que tu as lĂ Sasquia?
Moi- C'est ...
Je nâeus pas le temps de finir elle me l'arracha presque.
Isa- Hum, ça mâa l'air appĂ©tissant. Dit-elle Ă l'attente du feu vert.
Moi- C'est bon servez-vous !
Isa- Ăa vient de ce bel homme avec qui tu es sortie tout Ă l'heure ? Lança t'elle me prenant de court.
Moi- Hein?
Isa- Si tu l'avais vu Claire ! Dit-elle rĂȘveuse; Il est beau Ă damner une nonne !
Elle s'entendait parler?
Moi- Isa! L'interpellais-Je.
Isa- Quoi il est pas magnifique ? Oh il est si attirant si Bien foutu j'en bave.
Claire- Alejandro, tu as du souci Ă te faire.
Isa- Ah ça oui.
Sans un mot, Alejandro se leva et disparu derriĂšre les grandes portes en verre.
Et crotte !
Claire- Je crois que tu lâas vexĂ© Isa.
Moi- Vous ne savez pas tenir votre langue ? Grinçais-Je.
Isa- Mais de toute façon il sait trÚs bien qu'il n'a aucune chance et...
Moi- ĂA CE N'EST PAS Ă VOUS D'EN DĂCIDER ! Bon sang ! Hurlais-Je puis me leva en alertant toute la salle.
Puis disparais Ă mon tour.
Je vois Alejandro se laver les mains alors j'en profite et viens l'enlacer par derriĂšre enfouissant ma tĂȘte sur son Ă©paule.
Clairement il ne s'y attendait pas.
Alejandro- Sasquia? Mais qu'est-ce que tu...
Moi- Tu sais trĂšs bien que je n'ai aucun prince charmant hum? Et ça n'existe mĂȘme pas.
Je le serre encore plus.
Alejandro- J'ai l'air stupide Ă ce point?
Moi- Tu n'a pas idée!
Il sourit faiblement savourant cette proximité.
Alejandro- Tu m'as semblé bien jalouse quand Isa parlait du fameux homme.
Moi- Hein? Quoi? Mais n'importe quoi!
Je le lĂącha.
Moi- Ce n'est pas mon... ce que vous pensez! Et en plus tu ne devrais pas suivre Isa, tu sais trÚs bien qu'elle est légÚrement dérangée ce criquet !
Je passe devant lui et me lave les mains Ă mon tour. Mon chignon craqua et mes cheveux retombĂšrent. Alejandro passa ses mains sur mon front et les ramena pour me refaire un chignon.
Moi- LĂąche ma criniĂšre Alejandrooooo!
Alejandro- ArrĂȘte de gigoter comme ça.
Moi- Lùùùùùche! Je ne sais pas oĂč tes mains on traĂźnĂ© Alejandro.
Il rit fortement.
Alejandro- Tu abuses, je viens de les laver je te signale.
Moi- Je m'en fou dégage-les !
La situation l'amusa, et le retrouver rire me fit un bien fou. Il ne semblait plus aussi dévasté ce qui me rassura.
Alejandro- Attends, reste tranquille.
Mais quelqu'un vĂźnt casser l'ambiance :
Kendrick- Vous vous croyez Ă la foire ?
Kendrick!
Pervers certifié. La trentaine, plutÎt grand, cheveux courts. Ancien champion olympique, il avait gardé le physique. Gynécologue prétentieux avec un regard malsain.
On se retourne presque en mĂȘme temps sans pour autant que Alejando me lĂąche les cheveux.
Il nous dévisagea quelques minutes puis s'en alla.
Alejandro- Lui aussi a le béguin pour toi. Lança t'il comme une douloureuse confession.
Moi- Tu cherche Ă me dĂ©goĂ»ter ? Parce que c'est rĂ©ussi j'ai des hauts-Le-CĆur maintenant !
Il ne dis rien et finßt de réaliser mon chignon... si on peut appeler ça comme ça. c'était encore pire que ce que moi je faisais.
Mais j'appréciais qu'il l'ait fait.
Moi- Allez viens !
Alejandro - Je te suivrais partout Ma Belle. Déclara t'il en fermant ses yeux, alors j'en profita pour lui donner une tape sur la nuque.
Alejandro- Mais Aïe pourquoi t'as fais ça. Se plaint-il en se grattant la zone sensible.
Moi- Pour que tu reprennes tes esprits mon mignon, maintenant que c'est fait on va pouvoir y aller !
Alejandro- Tu me trouve mignon alors ?
Moi- Aussi mignon qu'un chaton. Dis-je en mimant un chaton.
Si de l'extĂ©rieur je semblais apaisĂ©e, Il n'en Ă©tait rien. Le Duc embrumait mes pensĂ©es ; Et si la sombre histoire de sa lignĂ©e que je ne connaissais pas semblait faire froid dans le dos, Lui-mĂȘme donnait des sueurs froides en un simple regard.
Il semblait inhumain, insensible et féroce. De quoi se méfier.
Pourtant, malgré la peur qu'il m'inspirais, il y'avait autre chose, quelque chose d'indéfinissable, de dangereux et d'attirant.
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