CHAPITRE 5📌

2332 Mots
7 heures 41' , j'arrive au centre stressant au Max, Je suis sensĂ©e ĂȘtre lĂ  avant sept heures quart alors manifestement il y a quatre-vingt pour-cent de chance que mon stage prenne fin aujourd'hui. Je m'avance Ă  vive allure vers la rĂ©ceptionniste. Moi- Madame Lopez, dites-moi que je ne suis pas en retard s'il vous plaĂźt. La suppliais-Je. Mme Lopez- Oui merci je vais bien. Me rĂ©pondĂźt-elle faussement vexĂ©e. Je ferme mes yeux inspirant puis les rouvrĂźt : Moi- Excusez-moi Mad.. Mme Lopez- Il n'y a pas de soucis Ma fille, DĂ©tendez-vous. Moi- Le Docteur Aubrey ... Mme Lopez- Travaille avec vous aujourd'hui, tout l'hĂŽpital est au courant Mademoiselle Sasquia, vous avez beaucoup de chance. Me sourit-Elle. Le stresse! La pression... Moi- Elle est dĂ©jĂ  arrivĂ©e? Mme Lopez- Oui, elle est dans son bureau. Hop dĂ©pĂȘchez vous ! Me motiva t-Elle. Je signe sur le registre pour confirmer ma prĂ©sence et l'heure d'arrivĂ©e puis J'arpente l'Ă©troit couloir et au moment de toquer Ă  sa porte : Dr Aubrey- Mademoiselle Stuart ! M'appela t-Elle du bout du second couloir; Ce n'est pas trop tĂŽt! Je sentais ma fin proche... si proche. Moi- Excusez-moi Docteur j'ai dĂ» ... Dr Aubrey- Nous n'avons plus de temps Ă  perdre, changez-vous et rejoignez-moi Ă  la chambre 113, Vous avez cinq minutes. M’ordonna t’elle Puis rĂ©partĂźt. Bizarrement, elle ne semblait nullement Ă©nervĂ©e, ou contrariĂ©e, juste cette lĂ©gĂšre sĂ©vĂ©ritĂ© dans l'intonation. Je senti mon pouls lĂącher quand quelqu'un me souffla Ă  l'oreille : ...- On dirait que DorĂ©navant tu seras la petite protĂ©gĂ©e de Robinson ? Je sursaute presque. Moi- Oh! Je pose une main sur ma poitrine; Un de ces jours tu vas me tuer Harry! Harry Ă©tait neurochirurgien et professeur Ă  l’universitĂ©. C'est grĂące Ă  lui que j'ai obtenu ce stage et plus encore, c’était mon mentor mĂȘme si on n’avait pas dans la mĂȘme spĂ©cialitĂ©, c'est lui qui m'a tout appris, tout ce qu'il y'a Ă  savoir. Un type brillant, dans la trentaine, cheveux blonds, assez grand, et intimidant. Harry - Fais pas un arrĂȘt cardiaque non plus. Se moqua t-il. Je lui tire la langue en souriant et m'en vais m'habiller pour enfin rejoindre Aubrey. Cette derniĂšre me tendĂźt une seringue. Dr Aubrey - ... prĂ©pare ses mĂ©dicaments. Me dit-elle en examinant le mini patient allongĂ©. J’étais vraiment dĂ©concertĂ©e par sa demande, d'habitude ce n'Ă©tait pas Ă  moi de faire ce genre de choses sous prĂ©texte que je n'y connaissais rien et risquais de fauter. PathĂ©tique ! Je finis le mĂ©lange et lui tendĂźt la seringue. Dr Aubrey - Qu'est-ce que tu fais ? C'est Ă  toi de la lui injecter. Me dit-elle. Mon cƓur rata un battement. Moi- Hein? Elle ne commenta pas alors je me pencha vers le gamin de huit ans qui avait une malformation du cƓur et risquait une seconde opĂ©ration... Dr Aubrey - Hey champion, ça va picoter un peu, Tu veux ĂȘtre courageux pour moi s'il te plaĂźt ? Demanda t-elle d'une voix calme, douce et rassurante. Le gamin hocha simplement la tĂȘte. Il avait tellement peur qu'il serrait la main d'Aubrey. Je m'avance... maladroitement. Dr Aubrey - Rappelez-vous Stuart, vous ne devez pas avoir les mains tremblantes ! Je tiens le petit bras fragile et injecte la solution sous son petit cri Ă©touffĂ©. Aubrey sourit au gamin, lui rendant sa tablette de jeu puis m'entraĂźna dehors. Dr Aubrey - Excellent! Maintenant passons Ă  la suite. Le reste de la journĂ©e, bien que fatigante, me ĂŽta les derniĂšres sĂ©quelles de stresse. Docteur Aubrey me laissait vĂ©rifier le rythme cardiaque des patients, faire des prises de sang et des injections etcĂ©tĂ©ras. Pour une fois dans ce centre, je me suis sentie vraiment importante et ça, c'est un sentiment qui ne pourrait ĂȘtre Ă©galĂ©. Dr Aubrey - ... Oui exactement et donne-lui ses cachets pour l'aider Ă  dormir. Moi- Bien docteur. Elle quitta le dossier entre ses mains des yeux, avec une expression d'inquiĂ©tude pour enfin dĂ©clarer : Dr Aubrey - Je te veux dans mon bureau demain Ă  la premiĂšre heure avant de commencer. Moi- O... Okay. Avais-je fais une gaffe? Non elle m'aurait directement rĂ©primandĂ©. Il Ă©tait un peu plus de seize heures quand je pris congĂ©. Je presse les pas vers la sortie quand : Harry - Tu t'en vas? Je me retourne pour le croiser toujours avec son magnifique sourire. Moi- Oui, j'ai finis et je ne sens plus mon corps. Il rit briĂšvement. Harry - Je te fais confiance, Et Aubrey aussi. Elle ne prend pas Ă  sa charge n'importe quel stagiaire, elle sait ce que tu vaut. Je lui rends son sourire, touchĂ©e par ses mots. Harry- Jessie voulait que tu passe Ă  la maison, avec sa grossesse, elle a dĂ©sespĂ©rĂ©ment besoin de compagnie. Ce week-end ? Elle va te rĂ©galer, elle ne fait plus que ça : Cuisiner. RĂąla t-il. Moi- Évidemment que viendrai, il lui reste combien de mois ? Il leva un sourcil. Harry- Sassi c'est Ă  peine si ça fait trois mois. Mes yeux s'illuminĂšrent. Moi- Ahah vous connaissez le sexe Alors ? Harry - Tu en Sauras plus si tu viens. DĂźt-Il avec un clin d'Ɠil puis tourna les talons. Moi- Allez Harry, Promis ça reste entre nous. Harry- Salut, et Ă  vendredi. Dit-il en m’embrassant le front puis s’éloigna. Je boude mais il ne pouvait pas me voir alors je me retourne et descends prendre un taxi. Chauffeur - Alors ? On va oĂč ma petite dame? J’allais donnĂ© l’adresse de la maison mais m’arrĂȘta net. Il fallait que je tienne ma promesse et fasses des achats. Moi- Au centre commercial s'il vous plaĂźt. J'Ă©tais É-PUI-SÉE! Faire le tour des rayons sans vraiment savoir ce qu'on veut, ça peut s'avĂ©rer fatiguant! Satisfaite de mes achats aprĂšs deux heures Ă  dĂ©ambuler, je me rends Ă  la caisse. Furtif coup d'Ɠil de l'autre cĂŽtĂ© des marches et... Mon cƓur rata une seconde fois un battement. À ce moment lĂ , j'aurais tout donnĂ© pour ĂȘtre simplement victime d'une hallucination causĂ©e par la faim! Le comble... Il Ă©tait au tĂ©lĂ©phone, Atrocement dĂ©stabilisant et dominant. Le Duc! Sasquia avance. Il ne t'as pas vu, aies l'air naturelle et sors d'ici ! Je finis de payer mes courses et tiens les deux sacs en plastiques me dirigeant rapidement vers la sortie et sens un Ă©tau se renfermer sur mon bras quand je manqua de trĂ©bucher. Je ferme briĂšvement les yeux et me retourne pour croiser les siens. Toujours aussi sombres et pĂ©nĂ©trants. ___________ PDV DUC KHAÏL Moi- Comme on se retrouve. Elle fronça ses sourcils en tenant ses sacs, mais sans l'ombre d'une surprise, comme si elle s'y attendait. Sasquia- Monsieur Le Duc ! DĂ©clara t-elle durement. Il ne faut pas ĂȘtre sorcier pour deviner pourquoi. Moi- Eh bien Miss Stuart, je vous trouve bien irritĂ©e ce soir. En rĂ©alitĂ© ? Je la trouvais bien enivrante. Elle Ă©tait d'une incroyable et rare beautĂ© que ça en devenait intriguant. Il m'Ă©tait impossible de dĂ©tourner mes yeux de ce mirage. Sasquia- Excusez-moi j'ai passĂ© une journĂ©e harassante, il faut que je rentre. Moi- Vous me fuyez Miss Stuart ? Elle pivota les talons et me fĂźt face. Sasquia- Quelle idĂ©e ! Moi- Vous voulez de l'aide? M'empressais-Je de demander en la voyant s'Ă©puiser. Sasquia- Non Merci, Je dois juste... Moi- Vous reposez un peu ? Bonne idĂ©e ! M'agaçais-Je puis pris ses courses sous son air Ă©bahi. Sasquia- Mais... Moi- Rassurez-vous Miss Stuart, j'ai simplement quelques points Ă  Ă©claircir, aprĂšs je vous ramĂšnerai chez vous. Elle avait la bouche entrouverte mais ne rĂ©pliqua pas. Moi- Vous voyez le petit cafĂ© ? Fis-je en le pointant du doigt, On va s'avancer tout doucement sans faire d'histoires. Elle tapa son pied sur le sol avant de finalement se rĂ©signer Ă  Ma plus grande satisfaction. On arrive vers le petit espace et je fis venir le serveur. À ma demande, mes hommes sont restĂ©s discrets, veillant Ă  ce qu'aucun paparazzi ne nous espionne. Moi- Vous voulez quelque chose ? Sasquia- Oui, rentrer chez moi. Moi- Calmez-vous Miss Stuart je ne vais pas vous manger. Elle bouda puis : Sasquia- Ça ce n'est pas sĂ»r... Je souris intĂ©rieurement m'imaginant manger sa petite bouche en forme de cƓur dont je ne pouvais que deviner le goĂ»t. Le serveur s'approcha, me forçant Ă  quitter mes pensĂ©es salaces. Moi- La totale pour la Demoiselle et un cafĂ© pour moi. Elle me fixa d'un regard mauvais. Le serveur revĂźnt avec mon cafĂ© et un petit plateau de dĂ©lices en plus d'un verre de jus de fruit. Sasquia- Et maintenant ? Qu'est-ce que vous avez Ă  me dire. Moi- Vous ne goĂ»tez pas ? Elle s'agaça dans sa chaise et pris un cupcake qu'elle goĂ»ta du bout des lĂšvres. Satisfait, je lui dis : Moi- Je tenais Ă  Ă©claircir un point avant tout, Ce qui s'est passĂ© hier m'a surpris autant que vous. Commençais-Je ; On a essayĂ© de me duper et je dĂ©teste ça ! Elisa Jones est la raison pour laquelle Oliveira est en libertĂ©. J'aimerais rĂ©parer cette injustice. Elle parue dĂ©boussolĂ©e. Sasquia- Vous le savez ? S'enquĂźt-elle. Moi- Mademoiselle Stuart, vous devriez savoir que rien ne m'Ă©chappe. Elle me fixa d’un air mĂ©fiant. Moi- Il y'a quand mĂȘme quelque chose qui me chiffonne. Sasquia- Quoi donc? Moi- Oliveira a LaissĂ© Entendre que Votre amie n'a pas respectĂ© les rĂšgles pour obtenir ces preuves. Bien que ça ne justifie en rien ses agissements, j'aimerais savoir ce qu'elle a bien pu faire. Sasquia- Ce.. ce n'est pas important. Moi- C'est pour ça que vous fuyez mon regard ? Elle releva sa tĂȘte puis passa une main sur son front humide. Elle semblait affaiblie et soudain pĂąle. Sasquia- C'est de ma faute... DĂ©clara celle-ci d'une voix Ă  peine plus haut qu'un murmure, puis jeta un coup d'Ɠil Ă  sa montre inquiĂšte. Moi- Ne vous en faites pas je vais vous ramener. DĂ©clarais-Je pour l'inciter Ă  parler. Sasquia- Oh ne... ne vous dĂ©rangez pas je... Moi- Ne soyez pas ridicule. Allez-y ! Dis-Je la limite de ma patience atteinte. Sasquia- Il Ă©tait accusĂ© d'avoir exportĂ© de la d****e, la mĂȘme qui... qui a Ă©tĂ© dĂ©couverte sur un homme mort. On est tous d'accord pour dire qu'il en est incapable. Monsieur Oliveira est un peureux, un faible. Quelqu'un cherchait sĂ»rement Ă  se venger de lui, un client Ă  qui il avait escroquĂ© sans doute. Elle peinait Ă  parler ça en devenait inquiĂ©tant. Moi- Vous ĂȘtes sĂ»re que tout va bien Miss Stuart? M'inquiĂ©tais-Je. Ce qui Ă©tait nouveau d'ailleurs. Sasquia- Oui ne vous en faites pas. Dit-Elle avec un signe de la main. Ce n'Ă©tais pas convainquant mais je la laissa quand mĂȘme continuer. Sasquia- Elisa en devenait folle, elle perdait le sommeil et devenait trĂšs irritable, Alors je lui ai proposĂ© un quelque chose. On est allĂ© Ă  la banlieue... Il y traĂźne toujours tout un tas de droguĂ©s, d'alcooliques et des dealers. Autrement dit? Des informateurs. Moi- Et en Ă©change? M'entendis-Je demander prĂ©cipitamment en serrant les dents. Je serrais malgrĂ© moi les poings sentant mon sang bouillonner en imaginant Cet ĂȘtre frĂȘle et sans dĂ©fense au milieu de ces gens instables et mal intentionnĂ©s. Sasquia- Oh vous ne croyez quand mĂȘme pas que... Elle s'arrĂȘta soudain en me dĂ©visageant. Moi- Non? Sasquia- NON! cria t-Elle aussi fort que sa voix lui permĂźt. Moi- Me voilĂ  rassurĂ©! Et c'Ă©tait vrai. J'Ă©tais rassurĂ©. Sasquia- Jamais je ne ferais une chose pareille! Et encore moins pour sauver cet ingrat de pourriture qu'est Oliveira. Sans paraĂźtre vulgaire. PrĂ©cisa t-elle ; Il nous ont juste demandĂ© de l'argent et fait promettre de la boucler. Autrement dit, on n’est jamais venues ici, on ne les a jamais croisĂ©s. Ce qui n'a pas plu Ă  notre accusĂ©! Moi- Vous n'auriez jamais dĂ» faire ça! Elle se redressa les lĂšvres sĂšches, le regard dĂ©solĂ©e. Sasquia- Maintenant je regrette. Parce que ça n'a servi strictement Ă  rien! Au contraire on a perdu de l'argent et Elisa n'a mĂȘme pas pu avoir son brevet. Je ne dis rien, l'observant silencieusement. Elle transpirait et la pĂąleur de son visage devenait plus qu'alarmant. Moi- Êtes-vous souffrante Miss Stuart ? Elle secoua vivement sa tĂȘte. Sasquia- Il... Il faut simplement que je rentre. Je n'insista pas. L'addition rĂ©glĂ©e, je prends ses achats et la guide jusqu'Ă  ma voiture. Sasquia- Je suppose que vous connaissez mon adresse Monsieur Le Duc? Demanda t-Elle faiblement. Je ne commenta pas et l'aida Ă  mettre sa ceinture Puis passa l'adresse Ă  mon chauffeur. Elle tirait sur ses doigts et peinait Ă  reprendre sa respiration front collĂ© Ă  la vitre teintĂ©e. Je passe quelques coups de fils sans la quitter des yeux et la vit se relever lĂ©gĂšrement. Sasquia- C'est lĂ ! Je ... le troisiĂšme immeuble sur la droite. Je prĂ©viens le chauffeur dĂ©jĂ  au courant et on stationne devant l'entrĂ©e. Elle dĂ©tache la ceinture et le chauffeur vĂźnt lui ouvrir la portiĂšre. Je descends Ă  mon tour. Moi- Laissez-moi vous raccompagner. Sasquia- Non non je peux me dĂ©brouiller. Moi- Bien sĂ»r! Allez passez devant. Ordonnais-Je en prenant ses achats. Elle rĂ©sista quelques secondes avant de finalement avancer et prendre les escaliers. Moi- Miss Stuart? Il y'a un ascenseur par ici. Elle Ă©carquilla les yeux horrifiĂ©e. Sasquia- No..non je prĂ©fĂšre les escaliers.. Moi- Venez par lĂ  ! Sasquia- Je suis claustrophobe! Lança t-elle rapidement. Je n'insista plus Ă  l'entente de cette confidence. Elle monta difficilement les marches jusqu’à son Ă©tage, puis pris ses clĂ©s. Sasquia- Merci Monsieur Le Duc... Je lui rendĂźt ses paquets. Sa voix devenait de plus en plus Inaudible et son visage continuait de perdre ses couleurs. Moi- Je vous veux demain matin dans mon bureau Avec Mademoiselle Jones. Je sĂ©journe au Majestic hotel Je vous y attendrai. Elle acquiesça d'un signe de la tĂȘte. Je ne m'Ă©ternisa pas et pris l'ascenseur pour redescendre... ______________
Lecture gratuite pour les nouveaux utilisateurs
Scanner pour tĂ©lĂ©charger l’application
Facebookexpand_more
  • author-avatar
    Écrivain
  • chap_listCatalogue
  • likeAJOUTER