CHAPITRE 1📌

2280 Mots
PDV SASQUIA J'entre en trombe dans la chambre de mon amie et me laisse tomber Ă  la renverse sur son lit avec un long soupire. Alessia- OulĂ ! J'en connais une pour qui la nuit n'a pas Ă©tĂ© de tout repos. Souffla t-elle. Moi- RĂ©veillez-moi je suis en plein cauchemar. Lançais-Je dans une sourde plainte la bouche pĂąteuse, les yeux mis-clos. Alessia - Vas-y c'Ă©tait quoi Cette fois-ci? Moi- J'ai du ĂȘtre de garde cette nuit. Une infirmiĂšre s'est absentĂ©e et on m'a demandĂ© de la remplacer... encore. Je ne sais pas si cela fait partie du Stage mais je suis terriblement en manque de sommeil. Alessia- Ma pauvre. Ç'a dĂ» ĂȘtre l'enfer! Dit-elle d'un air théùtral. Moi- C'est ça moques-Toi. Alessia- Calme-toi Sassi. Dit-elle en reprenant son sĂ©rieux. Ça ne peut pas ĂȘtre si horrible que Ça, je suis sĂ»re que tu exagĂšres. Elle se remis devant la coiffeuse, continuant de faire ses nattes. Je me redresse faiblement, offusquĂ©e. Moi- On voit bien que ce n'est pas toi qui a dĂ» masser et rĂ©-masser les pieds d'une vieille femme Ă  cause de ses crampes. M'empressais-Je de dire; Ou veiller sur une Chipie qui cassait tout sur son passage ou encore mieux, Avoir l'air complĂštement bĂȘte devant une gamine mal entendante qui me dĂ©crivait ses envies en langue des signes alors que je n'y connais absolument rien! Je jurerai l'avoir entendu Rire. Alessia - Je parie qu'il y a plus d'actions chez toi que chez Elisa. Se moqua t-elle. Moi- Ahah. TrĂšs drĂŽle! Je me relĂšve paresseusement et l'observe s'affairer. Moi- Et tu vas oĂč comme ça toi? Lui demandais-Je sourcil levĂ©. Elle hĂ©sita quelques secondes avant de me rĂ©pondre : Alessia - Voir Monsieur Van Persy pour Le poste. J'Ă©carquille mes yeux soutenus par quelques cernes. Moi- Quoi? Tu t'es enfin dĂ©cidĂ©e? Mais c'est Super Alessia ! M'exclamais-Je aussi haut que me permettait ma voix FatiguĂ©e. Alessia- Faut croire que Oui. RĂ©pondĂźt-Elle d'une voix absente. Alessia venait d'achever ses Ă©tudes sur la gestion des entreprises, C'est une fille au multiple talents, dont l'intelligence n'a d'Ă©gale Ă  sa douceur. Simple encadreur dans une Ă©cole du coin, Je suis Contente qu'elle daigne enfin prendre des risques et tenter d’aller plus loin. Naturellement bronzĂ©e, elle s'Ă©tait vĂȘtue d'une jupe droite qui la moulait parfaitement, un petit haut et ses Ă©ternels Bottes-talons. Un lĂ©ger maquillage accentuait la douceur de son regard miel. À cĂŽtĂ©? J'avais l'air complĂštement nĂ©gligĂ©e. Elle se leva puis se retourna vers moi toute Nerveuse: Alessia - Alors ? Comment je suis ? Est-ce que ça prĂ©dit un "Oui, Parfaitement. Elle est faite pour ce Job." , ou plutĂŽt un "Hum, Non. Ça ne va pas le faire !". Je lĂšve les yeux au ciel. Moi- Aless tu es magnifique ! Rajoute ta veste pour voir. Elle enfila sa petite veste. Moi- Parfait ! Alessia - Bon bah on y est, Souhaite-moi Bonne chance. Dit-elle en prenant son sac toute anxieuse. Moi- Je sais que tu n'en as pas besoin, mais bonne chance. L’encourageais-Je en levant mes deux pouces avant qu’elle ne sorte de l'appart. Alessia voyait toujours les choses du bon cĂŽtĂ©. Les ondes positives qui Ă©manaient d'elles contrastaient violemment avec les miennes. A croire que nos mondes Ă©taient diamĂ©tralement opposĂ©s. Dans le mien tout Ă©tait disons... DiffĂ©rent. L'appartement Ă©tait trĂšs spacieux et convenable. Trois chambres le long du demi-couloir avec Salles de bain, une petite piĂšce au fond qui faisait office de grenier, un charmant petit salon, une petite cuisine amĂ©nagĂ©e avec salle Ă  manger et enfin, La piĂšces la plus extraordinaire de toutes. La terrasse. Cet endroit Ă©tait presque magique et trĂšs apaisante. On avait une vue imprenable sur la citĂ© des anges. BordĂ©e de fleurs dans tous Les recoins, deux longs siĂšges de dĂ©tente posĂ©s, un long canapĂ© rempli de petits oreillers et une demie douzaine de peluches, Une idĂ©e d'Alessia. Cette fille... Pas que l'idĂ©e me dĂ©plaise, Au contraire. Et une petite table y trĂŽnait. Sans m'en rendre compte, je m'Ă©tais assoupie quand la sonnerie de mon cellulaire me tira de mon sommeil sans rĂȘves. Je me mis Ă  fouiller mes poches les yeux fermĂ©s. Rien. Je me lĂšve le corps lourd et marche jusqu'Ă  mon sac posĂ© ou plutĂŽt abandonnĂ© sur le pas de la porte. Je dĂ©croche brutalement tellement la sonnerie devenait assommante pour mes nerfs encore fragiles. "Appel tĂ©lĂ©phonique :" "Moi- AllĂŽ? Dis-je en Ă©touffant un bĂąillement." "...- Ça va PoupĂ©e ? Lança une voix que je reconnus aussitĂŽt." "Moi- Ah, Leyton? Non, enfaite je suis en phase de devenir complĂštement folle." "Leyton- On dirait que ça ne va pas fort, je me trompe?" "Moi-Tu ne crois pas si bien dire. Soupirais-je." "Leyton - Les dĂ©buts sont toujours stressants et dĂ©stabilisants . Mais aprĂšs tu verras, ça sera encore pire! Mais tu t'y habitueras." Je l'entendis ricaner Ă  l'autre bout du fil. Oui, genre cette phrase Ă©tait sensĂ©e me remonter le moral ? La blague ! "Moi - Oh super rien Ă  craindre Alors, je suis complĂštement rassurĂ©e ! Lançais-Je sur un ton sarcastique." "Leyton - Je plaisante poupĂ©e. Je roule non loin de ta rue , tu veux que je passe chez toi?" "Moi- Oui, et s'il te plaĂźt ne viens pas Les mains vides je meurs de faim." L'aprĂšs midi Ă©tait dĂ©jĂ  bien avancĂ© et je venais de rĂ©aliser que je n'avais encore rien mis sous la dent. Mis Ă  part deux minis gaufres englouties Ă  la hĂąte ce matin. "Leyton - Entendu poupĂ©e." Il raccrocha. Je dĂ©pose mon portable en me retournant. Et lĂ  ! Le choc. Mon reflet sur le miroir me fit l'effet d'une gifle. Mes cheveux roux avaient repris du volume et j’avais trĂšs mauvaise mine. Moi- Rholala je ne ressemble Ă  rien. J'avais les traits dĂ©formĂ©s par la fatigue. Je me prĂ©cipite vers la salle de bain d'Alessia et prends ses huiles. Je lui emprunte toujours ce genre de choses parce que je suis trop "occupĂ©e" pour sortir en acheter parce qu’en vrai je suis juste trop flemmarde. AprĂšs un long bain qui me fit un bien fou en me dĂ©barrassant de tout stress, je verse les derniĂšres gouttes de mon Shampoing sur ma criniĂšre. Faut vraiment que je songe Ă  faire les courses! Ma toilette finie, je m'habille d'un t-shirt noir et un jean. Mes cheveux encore lĂ©gĂšrement mouillĂ©s relevĂ©s dans un chignon indigne. Je cours actionner le poignet quand j'entends sonner. Leyton - c'est qui le meilleur ? Dit-il en brandissant les paquets. Moi- Qu'est-ce que je deviendrais sans toi. Le flattais-Je; Il sourit avant de dĂ©poser un bisou sur ma joue puis entra et dĂ©posa les paquets sur la table. Leyton- Est-ce des cernes que je vois sous vos yeux Mademoiselle? Moi- Ne commence pas Leyton. RĂąlais-je. Leyton- PoupĂ©e tu as mauvaise mine. Me rappela t’il. Moi-Quel incroyable sens de l’observation Monsieur. Dis-je en ouvrant le rĂ©frigĂ©rateur et sortis deux cannettes de limonade. Leyton adorait me charrier mais rien de bien mĂ©chant. Je l'ai connu quand j’ai emmĂ©nagĂ© ici en arrivant en ville et depuis, je l’ai vu reprendre les rĂȘnes de l'entreprise familiale et l’agrandir. Son avenir Ă  lui Ă©tait dĂ©jĂ  tout tracĂ© tandis que le mien il y'a encore un moment Ă©tait peu certain de voir le jour... Je me secoue pour me dĂ©barrasser des ondes nĂ©gatives puis me mets en position indienne sur le canapĂ© et dĂ©balla les emballages alors que Leyton fredonnait la chanson stupide qui passait sur la pub. Je dĂ©vorais carrĂ©ment le poulet fris telle une louve affamĂ©e. Je ne me souviens pas d'avoir dĂ©jĂ  eu aussi faim. Ou peut-ĂȘtre que si... Moi- Elle va bien Ambre? Lui demandais-Je la bouche pleine. Leyton - Oui, Oui Elle va bien. RĂ©pondĂźt- Il vaguement et d'une voix neutre avec un signe dĂ©sintĂ©ressĂ© de la main. Moi- Tu es sĂ»r? Non parce que... Leyton- Et ton copain imaginaire ? Me coupa t'il Comme Ă  chaque fois que je lui parlait de sa copine. Il esquivait soigneusement la question comme Ă  son habitude et la dĂ©viait sur une autre. Il Ă©tait Ă  cheval sur une certaine confidentialitĂ© ? Quoi qu’il en soit... Moi- Leyton tu es lourd , pourquoi tu... Je fus coupĂ©e par les clefs sur la serrure puis la porte s'ouvrĂźt sur Elisa... Oh, Et Alessia! Tiens. Leyton en profita pour se lever. Leyton - Ça va les filles? Elisa- Oui et... Oh du poulet ! Dit-elle en sautant sur la bouffe. Leyton - Oui comme toujours merci de demander. Alessia - Excuse-la, elle n’a pas pu avoir de pause dĂ©jeuner aujourd’hui, elle travaille trop. Leyton - Pas de soucis. Il embrassa furtivement la joue d'Alessia avant de prĂ©cipiter son dĂ©part. Leyton - Bon je vais vous laisser je dois passer au bureau, Deux-trois petits trucs Ă  rĂ©gler. Moi- Bien, À plus tard. Lui soufflais-Je un peu déçue. Avant de le raccompagner Ă  la porte. Elisa- Fais pas cette tĂȘte de cruche! Oui, Elle Ă©tait lĂ . Elisa la reine des piques ! Elle s'avançait Ă  grand pas vers une prestigieuse carriĂšre d'avocate. Je la voyais bien dans ce rĂŽle. Elle Ă©tait dure mais de nature Sur-protectrice. Ses cheveux coupĂ©s carrĂ©s et ses tailleurs pantalons lui donnaient justement le look qu'il fallait. Moi- Alors Aless, Cet entretien ? Elle leva ses grands yeux miels sur moi dans un regard inexpressif puis dĂ©clara: Alessia - Oh euh... ils Ă©tudient mon dossier, j'espĂšre juste que... fin qu'il me rappelleront. Elle semblait toujours aussi anxieuse sauf que cette fois-ci il y’avait une raison. Elle jouait son avenir alors je suppose que son Ă©tat Ă©tait justifiĂ©. Moi- J'en suis certaine. Tentais-Je de lui redonner confiance. Elisa- Oui on sait tous que tu es la mieux placĂ©e pour ce poste.Lança t’elle Ă  son tour. Alessia lui en avait sĂ»rement parlĂ© mais il Ă©tait claire qu’elle en savait autant que moi. Celle-ci nous sourit simplement. Elisa- Sinon les filles soyez matinales demain ! J'exhala un soupir tremblant. Moi- À ce propos Eli je.. Elisa- Ah Non Sasquia. Non non non, tu m’as donnĂ© ta parole. Moi- Je sais mais Je n'ai pas tellement envie de remettre les pieds dans un... tribunal, c'est trop de mauvais souvenirs. Elisa - Sassi je te promets que tout va bien se passer. C'est la toute derniĂšre sĂ©ance et nous la remportons. Allez quoi, Tu peux dĂ©passer ça. Fais-le pour moi s’il te plaĂźt. Je me sentis mal de songer Ă  la laisser tomber. Elle avait travaillĂ© dur elle avait Besoin qu'on la soutienne. Elle avait besoin qu'on croit en elle, et qu’on soit Ă  ses cotĂ©s. Je m'apprĂȘtais Ă  parler quand elle me coupa. Elisa - Sasquia Ă©coute... Oublie ça! Je n'ai pas le droit de t'infliger une telle chose... excuse moi. Elle semblait un peu déçue mais sincĂšre. Moi- Tu... tu ne m'en voudras pas si je ne viens pas ? Elisa- Mais bien sĂ»r que non voyons, ton bien ĂȘtre est plus important. Ne te torture pas avec ça. Ce n'est qu'un procĂšs parmi tant d'autres. Moi- Alors je viendrai. Les mots sortirent tout seul avant que j’en prenne conscience. Elisa- Ne te sens pas obligĂ©e Sassi. Moi- Je ne me sens pas obligĂ©e. Mentis-je; on a commencĂ© ensemble non? Alors nous finirons ensemble ! Elle savait de quoi je parlais car mĂȘme si je n’y ai pas physiquement participĂ©, j’y ai beaucoup contribuĂ©... Elisa- Tu es sĂ»re ? Je lui souris pour tenter de donner un sens Ă  ce mensonge. Moi- Parfaitement ! ______________ PDV DUC KHAÏL Moi- Peter? Grognais-je. Peter- Votre grĂące ? S'inclina t'il respectueusement. Moi- Le procĂšs, Je veux l'heure exacte de l’audience. Il n'avait pas besoin d'un agenda pour ça. Il Ă©tait trĂšs efficace, trop efficace et je craignait de ne jamais pouvoir lui accorder le moment venu sa retraite plus que mĂ©ritĂ©e. Peter- Demain Ă  huit heures Monsieur. Nous atterrirons vers 2h du matin. Je scrutais les papiers passant et repassant sans grande conviction. Tout Ă©tait Ă  reprendre, les accords notamment Car Personne ne nĂ©gocie avec moi. Personne ! Moi- Aleksandra, Aleksandra! Sifflais-Je entre mes dents; Quel Merdier! Qui est celui qui mĂšne cette danse ? Peter- PlutĂŽt "celle", Une certaine Elisa Jones, Une nouvelle. Non seulement nous avions Ă©tĂ© prĂ©venus au dernier moment mais en plus c’était une apprentie qui avait la libertĂ© de mon prĂ©tendu associĂ© entre ses mains. Moi- Hum. Fis-je en caressant ma barbe; Une nouvelle ? Oliveira est dĂ©jĂ  condamnĂ© c'est ça ? Peter- Bien au contraire Monsieur, Les nouvelles rapportent que MaĂźtre Jones a trouvĂ© Les preuves qui innocenteront votre associĂ©. J'eus un rire sec et bref. Moi- Il n'y aura pas de contrat s'il est reconnu coupable. Je ne veux pas m'associer avec un mafieux ! Rappelle-moi de faire sonner les trompettes si cette jeune femme arrive Ă  le sortir Clean de lĂ ! Dis-je sur un ton sarcastique et dĂ©tachĂ©. Peter- Bien Monsieur. Moi- autre chose ? Peter- Oui Monsieur... Moi- Allez Accouche ! Peter- Monsieur votre mĂšre a appelĂ© Ă  plusieurs reprises. J'eus un rictus. Et bien, Quelle hypocrite ! Moi- La prochaine fois qu'elle appelle, faites-lui savoir que j'essaie de rĂ©parer la pagaille et la discorde qu'elle a semĂ© chez nos alliĂ©s ! Poliment si possible. Il pĂąlit lĂ©gĂšrement sachant les annĂ©es passer et leur relation ne faisait que s’envenimer encore plus. Peter- Bien Ă©videmment Monsieur Le Duc, et pour les appels de Mademoiselle Anton ? Mes muscles se rĂ©tractĂšrent Ă  l'entente de ce prĂ©nom. Moi- Ignorez-la. Tout simplement! DĂ©clarais je d'une voix tremblotante de rage. Peter- Entendu Monsieur. Moi- vous reposer Peter, Une longue et terrible journĂ©e nous attend demain. Peter- Comme d’habitude Monsieur. Il exĂ©cuta une petite rĂ©vĂ©rence avant de disparaĂźtre. Je serra mes points en tournant la tĂȘte vers le hublot oĂč les nuages Ă©taient si sombres. Rien ne change. Oui comme d'habitude ! ______________ ???. Xoxo ?.
Lecture gratuite pour les nouveaux utilisateurs
Scanner pour tĂ©lĂ©charger l’application
Facebookexpand_more
  • author-avatar
    Écrivain
  • chap_listCatalogue
  • likeAJOUTER