XXI LE SOULIER DU DIABLE. LA FEMME.La voiture s’était arrêtée, et Luizzi riait si fort qu’il n’avait point obtempéré à la réclamation du Diable. Il avait gardé le soulier dans sa main ; il descendit en le tenant encore et en murmurant toujours, au milieu d’un rire étouffé, le mot fatal : Impuissant ! impuissant ! Il monta ainsi jusqu’à l’appartement de madame de Cerny et donna l’ordre à un domestique de l’annoncer. L’air réjoui de Luizzi parut sans doute fort singulier à ce domestique, car il examina le baron d’un air surpris et regarda à deux ou trois reprises ce qu’il tenait à la main. Armand, averti enfin, par cet air d’examen étonné, qu’il devait avoir quelque chose d’extraordinaire en lui, suivit le regard du domestique et s’aperçut seulement alors qu’il tenait à la main le soulier


