XXXI

1400 Mots

XXXI PREMIER RELAIS.– Il faut vous dire, mon cher Armand, à moins que vous ne le sachiez, car vous savez beaucoup de choses, que mon père, le vicomte d’Assimbret, et sa sœur, mademoiselle Valentine d’Assimbret, restèrent orphelins dès leur enfance. Leur tutelle fut confiée à M. de Cauny, le père du mari de ma tante, qui est mort au commencement de la révolution. Ce M. de Cauny était veuf, et sa sœur, qui ne s’était pas mariée, demeurant en Bretagne, il se trouva fort embarrassé de sa pupille et la plaça dans un couvent à quelques lieues de Paris. Quant au vicomte d’Assimbret, mon père, il fut élevé avec le fils de M. de Cauny. Ils suivirent les mêmes études, entrèrent en même temps dans la maison du roi et restèrent amis, quoique tous deux d’un caractère bien différent. Le regard que vous

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