III — Une visite à Chan-Kee-Lim Une heure plus tard, Charlie Chan sortit de l’ascenseur et pénétra dans le vestibule de l’hôtel. Il avait remis dans la pochette de sa ceinture le collier de perles, dernier vestige de la fortune des Phillimore, et un lourd sentiment de responsabilité s’appesantissait sur lui. Après avoir jeté un coup d’œil autour du hall resplendissant, il fit quelques pas dans Geary Street. La pluie avait cessé de tomber. Pendant un moment Chan s’arrêta au coin de la rue, et se mit à observer, de ses yeux éblouis, un monde aussi nouveau pour lui que s’il se fût soudain éveillé sur la planète Mars. Une foule qui se rendait aux spectacles débordait des trottoirs. Les taxis cornaient dans l’étroite artère. Les cloches des trams tintaient, bruits particuliers à cette ville d


