XVMERLIN À VIVIANE. Mois des myrtes. Eh bien, oui, Viviane, j’aime la gloire. J’aurais voulu entendre mon nom résonner noblement dans la bouche des hommes. Savez-vous pourquoi ? Je suis trop malheureux si vous ne le devinez pas. Ce n’est pas moi qui démêlerai si vous parlez sérieusement ou ironiquement de mes pèlerinages et du peu de travaux dont j’ai semé ma route. Loin de moi la prétention de comparer mes œuvres aux vôtres ! La moindre broderie tissue par votre main sur une fleur ou sur l’aile d’un papillon est mille fois au-dessus des lois les meilleures que j’ai pu donner aux peuples qui m’en ont demandé. Les cours d’Arthus et d’Épistrophius, trop rabaissées par vous, ne sont rien à côté des réduits de chèvrefeuille que vous divinisez de votre présence. Je préférerai toujours (vous


