XVI

580 Mots

XVIVIVIANE À MERLIN. Je ne puis aimer, dis-tu ? Témoignez donc pour moi, nuits sans sommeil, tièdes aurores, jours brûlants, larmes cuisantes qui desséchez les fleurs. Que tu sais profiter, Merlin, des avantages que je t’ai laissé prendre sur moi ! « Je rampe pendant que tu planes. Mon âme de glace ne saurait suffire à une âme de feu telle que la tienne. » Ai-je bien répété tous tes blasphèmes ? Ô Merlin ! je te demande grâce. N’ajoute pas un reproche ; ou plutôt console-moi dans cet abandonnement de toutes choses. Je m’avance en tremblant vers des régions désolées que tu ne visiteras pas, où règne un silence éternel et où ton nom même ne trouverait pas d’écho. Quel est donc, Merlin, le perpétuel malentendu qui nous sépare ? M’es-tu, en effet, trop supérieur pour que je puisse te compre

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