IV

1905 Mots

IVMERLIN À VIVIANE. Golfe du Bengale. Des sables, des déserts, des sources de naphte, des antilopes, des gazelles moins promptes que toi à fuir au bout de l’horizon ; des monts sourcilleux, des plaines dévorantes, des villes abandonnées, des dragons de pierre debout dans les ruines, des inscriptions mystérieuses en fer de lance, auxquelles j’ai ajouté ton nom ; des danses de derviches, d’aimées, de bayadères ; des caravanes, des chameaux chargés de péris, de houris, de dieux basanés : que tout ce monde est différent de l’empire d’Arthus ! Mes yeux sont éblouis, mais mon cœur s’épuise et tarit à mesure que j’avance. Je vais errant comme un pèlerin qui n’a plus d’autel, sans oser regarder au fond de ma pensée. Je fais comme ceux qui passent au milieu d’une forêt ou d’un jungle. Ils détour

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