IICourses de taureaux, boléros et fandangos, rien ne manqua aux fêtes qui suivirent le retour du roi. Il fit défiler une grande partie de son peuple devant Merlin. Notre enchanteur remarqua que ce peuple se composait principalement d’âniers, de muletiers, qui tous chantaient des romances. « Quelle jolie coutume ! » disait Merlin en leur faisant signe de s’arrêter devant lui. Et il prenait la peine de leur apprendre de nouvelles romances qu’il rapportait d’Orient. « Ne vous méprenez pas sur leur compte, interrompait Alifantina. Je ne puis, il est vrai, vous offrir les mêmes décombres pittoresques que mes frères de Grèce et d’Orient. Pourtant, grâce à la misère et à la nudité de mon peuple, je crois mériter l’honneur qu’ils m’ont fait de me placer au rang des bons esprits des ruines. » Pu


