V

409 Mots

VVIVIANE À MERLIN. Pauvre Merlin, tu me fais pitié avec ton Alhambra. Est-ce avec des murailles peintes, est-ce avec des tours vermeilles que tu prétends m’éblouir ? Ah ! que n’ai-je trouvé dans ta lettre un mot, un seul mot de notre langue d’autrefois ! tu aurais pu te dispenser d’élever jusqu’aux nues tes merveilleux donjons, où je sens l’air me manquer. Qu’est devenu le temps, Merlin, où tu n’avais que toi-même ? Tes Alhambras, tes tours géantes étaient alors dans ton cœur. Que tu aurais ri de la prétention de remplacer un mot, un sourire, un silence, un regard par un palais de marbre ! Te voilà donc déjà comme ils sont tous, indigent de cœur, riche de clinquant, infatué de ta misère ! Garde-le ton Alhambra ; il ne saurait me plaire. J’y rêverais de sultanes, de houris et d’Andalouse

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