IV

650 Mots

IVCordoue. Comme je passais à mon retour, le soir, sur le pont de Cordoue, je rencontrai (chose on ne peut plus fréquente dans ce pays) une procession de revenants, et il sortait du milieu d’eux un long soupir brûlant de femmes. « Qui êtes-vous, âmes errantes ? leur demandai-je. — Nous sommes des âmes blessées par l’amour de don Juan, et nous allons en pèlerinage aux lieux où nous l’avons aperçu d’abord. Si tu veux en savoir davantage, parle à celle qui nous suit et dont le cœur est encore tiède des chauds rayons de la vie. » Je me retournai et je reconnus Dolorès. « Vous ici ! lui dis-je, dans ce triste chœur des morts ! Je pourrais peut-être vous ramener à la vie ; mais c’est le comble de mon art, et il faut que vous m’aidiez d’un désir infini. — Non, Merlin, répondit l’âme consumé

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