V

2057 Mots

VDIANE DE SICILE À MERLIN L’ENCHANTEUR. Apprenez, Merlin, que moi seule je prends encore votre défense. Sans moi ma filleule vous aurait renvoyé vos lettres. Est-il croyable que vous ne rougissiez pas de lui donner déjà quatre ou cinq rivales, toutes tirées de la lie des peuples, une Isaline, une Florica, une Nella, une Marina, une Dolorès, une sauvagesse même, si je ne me trompe, dont la meilleure ne mériterait pas de dénouer les cordons de ses souliers ? Tout le monde, à ma cour, est indigné ; les hommes fourbissent leurs armes, les femmes pleurent. Plus de chansons, plus de chasses même. À peine si, en un mois, on a entendu une fois le cor d’Obéron dans le carrefour. Vous osez dire, mon fils, que vous n’avez rien à vous reprocher ! vous prenez le ciel à témoin. Eh bien, moi, je vous

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