VIIMERLIN À VIVIANE. Un dernier mot, Viviane ; non pas une lettre, mais un hymne ; non pas un hymne, mais une triade, notre épithalame ! Que disaient-ils que les bardes ne peuvent chanter les jours heureux ? Au contraire, le malheur appauvrit le cœur de l’homme. Rien de plus monotone que la plainte éternelle du roseau sur la grève. Moi, je chanterai ma félicité sur tes lèvres et je le bâtirai un hymne que le temps ne pourra renverser. Les êtres heureux le répéteront d’âge en âge, dans la saison printanière, jusqu’à ce que la terre elle-même bondisse dans l’enfantement d’un jour nouveau. Allez ! publiez cette nouvelle, vous, troupe bigarrée, oiseaux des forêts, qui possédez un trésor de chansons bocagères dans vos gosiers enivrés de la rosée du matin ! Dites, publiez au loin : « Merlin


