IVous qui découvrez subitement dans votre cœur une peine que vous prétendez cacher encore (quel homme n’a un secret de ce genre ?), vous qui sentez une épine naître sous votre guirlande, c’est à vous que cette dernière partie est dédiée. Venez, imitez-moi ; suivez aveuglément Merlin. Surtout ne le discutez pas, ne le critiquez pas ; mais soumettez-lui ce qui peut vous rester de jugement et de raison. C’est le vrai moyen de profiter à son école. Quand la tristesse s’appesantit sur moi, je m’attache à son livre, et l’espérance revit dans mon cœur. Voilà sa plus grande magie. Dites, où l’avons-nous laissé ? Il ressemble à la vérité ; rien de plus malaisé que de ressaisir ses vestiges quand on les a abandonnés. Que de jours mauvais ont passé sur moi depuis que j’ai perdu sa trace enchantée !


