— Tu vois ! dit-il. C’est simple ! Puis il saute du capot, comme s’il devait se dépêcher de rentrer, comme s’il était tout à coup très pressé. Là où il était assis, il y a maintenant un creux dans la tôle. Une empreinte de son derrière. Il me fait un petit sourire de guingois, comme s’il n’était pas vraiment sûr lui-même, et je lui rends son sourire. Voilà. C’est simple. Je m’enferme dans la salle de bains. Je ne veux pas déjeuner, je ne veux plus parler à Paul, je veux juste être seule. — Qu’est-ce que tu fabriques là-dedans ? crie papa en frappant à la porte. — Je prends un bain ! dis-je. Je suis dans la baignoire ! Ce n’est pas vrai, bien sûr. Papa se met à hurler qu’il vit dans un asile de fous où les uns prennent un bain en plein après-midi et où les autres passent leurs journé


