9 Impasse des Cadeaux Le lendemain midi, les jeunes m’ont insulté quand je suis sorti. Il y avait des flaques de vomi et des cadavres de bouteilles partout devant l’immeuble. Je me suis mis en route rapidement. J’ai pris la direction de l’Îlot Sacré, à pied. Ça me faisait du bien de prendre de la distance avec cette b***e d’abrutis et leur apologie de la pendaison héroïque. Parce qu’ils avaient tagué tout le quartier avec le nom de leur ami : un certain Sergei, mon voisin en partance. Les murs, les portes, les trottoirs, les voitures, le mobilier urbain, les abribus, tout. Des phrases dénuées de sens, adressées à celui qu’ils avaient si bien épaulé : « On gagnera le monde pour toi », « On frappera à ta présence », « On ne restera pas en paix »… ou encore « T’es parti trop tôt, p’tit c*n


