Beausoleil, une petite ville perchée à la frontière de Monaco, offrait un contraste saisissant avec le faste du palais princier. Ses rues étroites, bordées d’immeubles pastel et de balcons fleuris, respiraient une simplicité que Lydie Moreau, 27 ans, n’avait pas connue depuis ses jours à Nice. Dans un appartement modeste au troisième étage d’un bâtiment sans ascenseur, elle déballait des cartons, ses cheveux châtains attachés à la va-vite, son jean taché de peinture. À ses côtés, Alexandre, prince héritier déchu, portait un t-shirt gris et un vieux jean, ses mains habituées aux stylos en or manipulant maladroitement un tournevis pour assembler une étagère. Leur départ précipité du palais, après le reniement d’Alexandre par son père, Louis II, marquait un tournant radical : ils avaient choi


