Monaco vibrait d’une énergie fébrile, ses rues pavées et ses places ornées de drapeaux aux couleurs des Grimaldi en prévision du mariage princier. Les préparatifs de la cérémonie, prévue dans la cathédrale de Monaco selon les traditions monégasques, transformaient le palais en un tourbillon d’activité. À une semaine de l’événement, Lydie Moreau, 27 ans, se tenait dans un salon d’essayage du palais, entourée de couturières et de miroirs. Une robe de mariée en dentelle blanche, ornée de perles et d’un voile vaporeux, épousait ses courbes avec une précision presque irréelle. Elle se regardait dans le miroir, à peine reconnaissable, son visage marqué par la fatigue et l’appréhension. Cette robe, digne d’un conte de fées, était un costume pour un rôle qu’elle n’était pas sûre de pouvoir jouer.


