Un certain seigneur, qui était à côté de Francion, lui dit tout bas en lui montrant Agathe qui était assise au bout de la table : – Monsieur, ne savez-vous point la raison pourquoi Raymond a fait mettre ici cette vieille, qui semble être une pièce antique de cabinet ? Il veut que nous nous adonnions à toutes sortes de voluptés, et cependant il nous dégoûte de celle de l’amour plutôt que de nous y attirer ; car il nous met devant les yeux ce corps horrible, qui ne fait naître en nous que de l’effroi. Il est bien certain que voici d’autres dames belles outre mesure, qui sont d’ailleurs assez capables de nous donner du plaisir à suffisance ; mais toujours ne devrait-il pas mêler cette sibylle Cumée avec elles. – Sachez, monsieur, lui répondit Francion, que Raymond a un trop bel esprit pour


