Francion fut donc supplié de donner des noms de son invention à toutes les choses qu’il ne trouverait pas bien nommées ; et l’on lui dit, pour l’y convier, que cela ferait voler son nom par toute la France encore davantage qu’il ne faisait, à cause que chacun serait fort aise de savoir l’auteur de ces nouveautés, desquelles l’on ne parlerait jamais sans parler de lui. Francion s’en excusa pour l’heure, et dit que possible, en quelque grande assemblée de braves qu’il ferait, il serait entièrement résolu de cela. En outre, il jura que, dès qu’il aurait le loisir, il composerait un livre de la pratique des plus mignards jeux de l’amour. Cet entretien fini, plusieurs hommes et plusieurs femmes, qui ne désiraient pas coucher au château de Raymond, prirent congé de lui et s’en retournèrent en l


