Le huitième livre de l’histoire comique de Francion-4

2160 Mots

« Ce qui me fâchait le plus, était que je n’avais pas entendu la fin des discours de mon ribaud, et que je ne savais s’il me faisait cocu ou non ; mais je n’en fus que trop assuré une autre fois, revenant des champs. Je le trouvai ici avec sa vilaine comme il lui léchait le morveau ; Dieu sait quel crève-cœur j’en eus ! J’arrêtai mon ruffien lorsqu’il s’en allait, et lui dis : « Par la morgoy ! que viens-tu faire céans ? Que je ne t’y retrouve plus, autrement je te déchiquetterai plus menu que chair à pâté ! Je me doute que tu viens ici voir ma femme ; la penses-tu mieux contenter que moi ? Çà, çà, fais exhibition dessus cette assiette ; voyons qui est celui qui a été le mieux parti par la nature. » En disant cela, je lui montrai ce qu’il lui fallait montrer ; mais il n’osa en faire autant

Lecture gratuite pour les nouveaux utilisateurs
Scanner pour télécharger l’application
Facebookexpand_more
  • author-avatar
    Écrivain
  • chap_listCatalogue
  • likeAJOUTER