Code A

1531 Mots
— Mes hommes sont déjà là-bas monsieur, annonça Carl, quand son patron sortit de son entreprise en fin de journée. Andrès ne dit rien pendant un moment, aujourd'hui était vendredi et il s'était permis d'être un peu décontracté en troquant ses habituelles vestes contre un polo de marque et un pantalon noir. Le brun sembla réfléchir pendant un bon bout de temps puis finalement se décida. — Allons dans ma seconde propriété, qu'ils l'amènent là-bas, dit le jeune patron d'un regard noir. — Bien monsieur, répondit Carl en sortant son téléphone. Il alla dans la messagerie puis souffla en vocal: « Dean amenez-le dans la seconde propriété du boss. » Le message fut retranscrit et transmit à son destinataire puis Carl conduit en direction de la seconde propriété du brun. Si il y avait quelque chose dont le châtain pouvait se vanter par moment, c'était d'être l'homme de confiance de son patron. Certes, il n'en était pas sûr à cent pour cent mais il était tout de même persuadé que si l'homme devait citer malgré tout trois personnes en qui il portait une petite confiance, il disputerait la troisième place avec sa femme. Les deux premières places étant occupées par l'homme lui-même et son cerveau. — J'ai trois hommes à vous proposer pour le poste du garde-corps monsieur, annonça Carl en jetant un rapide coup d'œil à son patron dans le rétroviseur. — Choisis celui qui a le moins d'attache, dit le patron. Le feu passa au rouge, et le véhicule s'arrêta, permettant à Carl de se tourner légèrement sur le côté où se trouvait le brun. — Ils le sont tous, répondit-il, connaissant déjà les critères de son patron. — Alors choisis l'un d'entre eux, permit Andrès en mettant un terme à la discussion. Même si de l'extérieur ça ne semblait rien, pour Carl c'était un grand honneur. Son patron ne faisait que lui confirmer combien il pouvait se tenir à son jugement à lui par moment et le châtain n'en était que plus ravi. Ce n'était peut-être pas la première fois, mais à chaque il se félicitait lui-même. Être l'homme de main de l'un des plus puisants homme de New-York n'arrivait pas tous les jours à tous le monde. Il arrivèrent après vingt-cinq minutes à la villa du brun. C'était l'une des propriétés que même sa femme ne connaissait pas. Il le lui aurait sûrement dit si tout juste après la construction il n'avait pas appris qu'elle n'avait jamais eu de maladie aussi mortelle que le cancer, comme elle le lui avait croire. En faite, elle s'était même jouée de lui en plastifiant de fausses ordonnances et analyses médicales avec le biais d'un faux médecin, bricoleur et ivrogne. Comme à chaque fois qu'il songeait à toutes ces fautes et tromperies mesquines de la jeune femme, Andrès crispa le poing inconsciemment. Il sortit de son véhicule quand Carl vint lui ouvrit la portière et se positionna devant un blond de petite taille les mains attachées dans le dos, et un masque sur la tête. Il retira le masque de l'homme et le jeta parterre avant d'envoyer son coup de poing paître durement contre la mâchoire du jeune homme à terre, avant même que ce dernier ne se rende compte d'où il était et de ce qui lui arrivait. — Bordel de mer.. Andrès ? s'enquit Horacio en sifflant de douleur. Un second coup de poing suivit la même trajectoire que le premier et le jeune homme à terre cria cette fois en se reculant vivement du mieux qu'il pouvait avec ses mains attachées dans le dos. — p****n mais pourquoi tu me frappes ? demanda le blond en regardant à tour de rôle les deux hommes qui se tenaient debout derrière lui puis le brun et son chauffeur. Andrès s'abaissa à sa hauteur, la mine sévère. — Pourquoi je te frappe ? tu me demandes vraiment pourquoi je te frappe ? questionna t-il. Une lueur passa entre les yeux du blond, et il sembla comprendre la raison de sa soudaine t*****e. Cependant contre l'attente des autres hommes présents il se mit à rire. — Tu l'as finalement su hein ? demanda t-il, tu as fini par savoir qu'elle couche avec moi. Andrès fronça les sourcils d'incompréhension, son cerveau tournant à plein régime puis il défonça une nouvelle fois la gueule du blond d'un geste rageur. Il venait de comprendre quelque chose d'humiliant : Clara ne l'a pas trompé qu'une seule fois. — m***e ! siffla Horacio en crachant du sang dans l'herbe du jardin où ils se tenaient tous. Ne me dit pas qu'elle t'a dit que c'est arrivé qu'une seule fois ? demanda t-il moqueur malgré la vive douleur dans sa mâchoire. On s'est revus plus d'une fois, et je l'ai baisé comme une chienne en chaleur ta femelle, dit-il en passant une langue sur sa lèvre. Les deux coups de poings consécutifs partirent comme un vent s'abattre violemment sur la face du jeune homme et même si il tomba à terre, son rire provocateur se fit encore entendre, attisant encore la rage du brun. Ce dernier se releva vivement en secouant la main puis il se dirigea vers la sortie, suivit de près par son homme de main. Aussitôt la portière fermée et la voiture en marche, Andrès déclara d'une seule voix: — Code A. « Achevez le ! », transmis aussitôt Carl à ses hommes restés sur place, près du blond. — Emmène-moi au casino, annonça soudain le jeune patron. — Bien monsieur. Carl déposa le brun à son casino et le suivit à l'intérieur. Le casino était bondé de monde à pareille heure, en même temps il était toujours bondé, et encore plus pendant le week-end. C'est dans ces conditions que le châtain passait de chauffeur à homme de main puis d'homme de main à garde corps personnel. Il n'eut cependant pas besoin d'intervenir pour quoi que ce soit, et sa grande corpulence n'y était pour rien, tout le monde connaissait le propriétaire des lieux. Le dit propriétaire se dirigea vers l'ascenseur qui les amena tous deux au quatrième étage. Il pénétra par la suite dans son bureau et fit savoir à son adjoint et représentant sa présence. Ce dernier déboula aussitôt dans son bureau, son éternel écharpe grise autour du cou et une bouteille de liqueur dans la main. — Andrès, salua le nouvel arrivant, un jeune homme aux traits asiatiques et aux allures efféminées. — Hoseok, dit le brun. Il attendit de se faire servir par l'asiatique, avant de tous deux s'asseoir dans ses fauteuils, Carl debout, derrière lui. Il prit connaissance des différents faits déroulés en son absence et finit par congédié son adjoint qui lui laissa la bouteille. — Ah, avant que tu ne l'apprennes autrement, Cham est passé, et m***e quoi, le Taekwondo m'a vraiment manqué, annonça Hoseok, une main sur la poignée de la porte. — Tu lui as défoncé la gueule ? demanda son patron. — Il est à l'hôpital pour deux semaines, dit-il en époussetant sa chemise comme une personne importante puis disparu derrière la porte après un clin d'œil. Andrès se saisit de la bouteille, la déboucha et la porta à sa bouche. Il but goulûment une bonne gorgée et baissa brusquement la bouteille sur la table. Il reprit une nouvelle gorgée, puis une nouvelle et encore une autre sous le regard impassible de son chauffeur. La bouteille était presque à moitié vidée de son contenue quand Carl reçut un message. Il sortit son téléphone pour le lire puis le remit à sa poche. — C'est fait monsieur, annonça t-il d'une voix monotone. Le silence lui répondit pendant une bonne minute avant qu'Andrès ne réponde. — Bien, dit-il en portant à nouveau la bouteille à la bouche. — Je ne veux pas vous raisonner monsieur mais ce serait bien si vous buviez à la maison, dit le châtain. — Et pourquoi ça ? demanda Andrès en avalant une nouvelle gorgée de la boisson fortement alcoolisée. — Nous sommes au casino monsieur, rappela Carl, votre état ne passera pas inaperçu, lui fit-il constater calmement. Si Andrès ne dit rien, il déposa tout de même la bouteille non sans boire une dernière fois. Il se releva, balaya du regard le bureau, ses yeux s'arrêtant sur le coffre fort placé dans le mur et il soupira. Carla avait essayé de le ruiner en approchant ce coffre. Elle avait non seulement tenté de l'ouvrir deux fois de suite mais avait également misé une bonne partie de sa fortune en jouant à l'une des tables dans la salle de jeux. Le sort ne s'en serait pas mêlé, ça n'aurait pas été son propre casino, il aurait sûrement vu ce qu'il avait construis mais aussi la richesse de ses parents, partir en fumée. — Allons-y ! dit finalement le brun. Il arriva chez lui un peu plus tard que d'habitude vu ses nombreux détours et stationna un moment devant sa porte, après le départ de son chauffeur. Malgré lui toute la colère qu'il s'évertuait à calmer revint au galop. Aussitôt entra t-il dans le salon et voyant sa femme que la gifle sonore partit toute seule. — Tu n'es qu'une sale p**e !
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