2 Depuis l’écriture de mes premiers romans, je participais assez régulièrement à divers salons du livre organisés dans la région des Hauts de France. Bien qu’il fût exceptionnel de vendre plus de quatre livres sur les deux jours que duraient généralement ces manifestations, nous étions heureux à l’idée de nous retrouver entre copains. Aucun d’entre nous ne faisait fortune, quoique certains commençaient à avoir une notoriété locale. C’est dans ces circonstances que je fis la connaissance de Marie, une poétesse qui devint instantanément ma meilleure amie. Nous habitions tous deux Villeneuve-d’Ascq et, étant presque voisins, j’avais pris l’habitude de l’emmener chaque fois que nous participions à un même salon. La première fois que je la rencontrai, ce fut grâce à une demande de covoiturage,


