Je détournai les yeux. Mon cœur se mettait à battre plus fort. Le prince répéta d’une voix basse et vibrante : – Vous êtes délicieuse ! Une joie troublante m’envahit... Puis, aussitôt, le désir de m’éloigner, de rejoindre la princesse. Mais je ne pouvais pas rompre la première cet entretien... Je m’écartai seulement un peu. Alors je le vis sourire, très doucement. – Vous n’aimez pas les compliments ? Je murmurai : – Non, Altesse ! – En ce cas, je tâcherai de ne plus vous en faire. Si je manque à cette convention, rappelez-moi à l’ordre, tout simplement. Il se tut un moment. Je n’osais le regarder. Mes yeux s’attachaient distraitement sur l’œillet rose ornant sa boutonnière, – un de ces œillets énormes cultivés dans les jardins de Wensgratz, et qui sont uniques au monde pour leur nua


